Vous avez envie de progresser avec votre cheval mais vos séances ne se passent pas comme vous l’espériez. Votre cheval ne veut pas faire ce que vous lui demander. Vous n’arrivez pas à entrer en connexion avec lui. Vous sentez tout simplement que votre cheval n’a pas envie. Travailler avec vous l’ennuie. Comment faire alors pour le motiver ? Comment donner envie à son cheval de travailler ?

Dans cet article, je vous propose de partager avec vous mes 9 règles d’or pour motiver son cheval dans le travail au quotidien. Mais d’abord, j’aimerai que l’on se pose deux minutes pour définir ensemble ce que l’on appelle le travail du cheval.

comment donner envie à son cheval de travailler - A dada mon dadou

Le travail du cheval : pénibilité ou épanouissement ?

On associe souvent le travail et la pénibilité. Je reçois parfois des messages de cavaliers qui me demandent s’il est possible d’établir une belle relation avec son cheval alors que l’on a peu de temps à lui consacrer, et que chaque fois, c’est pour travailler. Comme si le travail était forcément pénible pour le cheval. Une sorte de passage obligé où seul le cavalier allait pouvoir prendre du plaisir.

travail cheval obstacle

Je pense au contraire que travailler avec un cheval, ce n’est pas le forcer à faire des exercices contre son gré. Mais c’est apprendre à mieux se connaître, à communiquer, à tisser de la relation grâce aux exercices. De ce point de vue, le travail n’est pas nécessairement monté. Il peut l’être bien sûr mais il peut se faire aussi à pied, à la longe, aux longues rênes mais aussi tout simplement par des moments de grattouilles dans le pré ou par des séances de pansage ou encore de promenade en main …

Certes, certains exercices, je pense à des exercices de dressage notamment, ne vont pas être faciles, ni pour le cheval ni pour le cavalier. Ils vont solliciter le couple cavalier cheval physiquement et mentalement. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils ne vont pas y prendre du plaisir. Tout dépend en fait de comment les choses sont présentés et comment elles sont aménagées dans une progression raisonnée.

Pourquoi le cheval n’a pas envie de travailler ?

Si on envisage le travail comme des exercices qui permettent au cavalier et au cheval de mieux se connaître, de renforcer leur relation, alors comment se fait-il que certains chevaux soit apathiques au milieu du manège ou au contraire refusent vivement le travail proposé. Autrement dit pourquoi le cheval n’a pas envie de travailler ?

La discordance entre le plaisir du cavalier et le plaisir du cheval

Pour moi, la notion la plus importante à prendre en compte, c’est la notion de plaisir du cheval comme du cavalier. Et il peut y avoir une discordance entre le désir de chacun. Par exemple, vous pouvez avoir un cavalier qui est passionné de CSO mais qui ne voit pas que son cheval n’aime pas sauter. Dans ce cas, les séances de travail deviennent un vrai calvaire pour les deux. Le cheval va être obligé de sauter et le cavalier lui va devoir dépenser une énergie folle pour essayer à tout prix de motiver son cheval à faire quelque chose qu’il n’aime pas. Sans compter tous les déboires qui vont en découler, à savoir les refus, les dérobades, les ruades ou encore les chevaux qui chargent l’obstacle, pour en finir !

Le défaut d’information à l’origine de la démotivation du cheval

La deuxième raison qui peut pousser un cheval à ne pas avoir envie de répondre aux sollicitations du cavalier peut être un défaut d’information. C’est le fait que le cheval ne comprend pas ce que vous attendez de lui. Le problème se situe alors au niveau de la communication. Là encore, le cavalier n’aura rien à gagner à se braquer et à forcer le cheval. Il va devoir se transformer en « cavalier chercheur » et se remettre en cause. (Ce qui n’est pas toujours facile à faire). Il va devoir se poser la question suivante : Et si mon cheval n’avait en fait pas compris ? Le cavalier devra donc, en bon pédagogue, trouver d’autres façons d’expliquer au cheval ce qu’il attend de lui.

Le cheval ne fait pas, ou plus, confiance à son cavalier

La troisième raison peut être une question de confiance. Votre cheval peut ne pas avoir assez confiance en vous. Que ce soit pour franchir une passerelle en bois, monter dans un van ou sauter un obstacle, le cheval doit pouvoir se fier à son cavalier. Et si ce n’est pas le cas, il se peut que vous n’ayez pas passé assez de temps à construire les bases d’une bonne relation avec votre cheval. Vous avez voulu aller trop vite. Pour moi, la relation du cheval et de son cavalier doit être une vraie relation de couple. Vous devez former un duo qui se connaît, qui se comprends et qui se respecte. Je vous invite à lire l’article : Relation cavalier cheval : Une question d’autorité ? si vous souhaitez approfondir cette question.

Il est aussi possible que vous ayez franchi la limite de la confiance. Vous lui avez demandé de monter sur un plot et le plot s’est cassé sous son poids… Vous lui avait fait sauter un obstacle beaucoup trop difficile pour lui et il s’est blessé… Vous lui avez demandé de monter dans un van dont le sol était glissant. Ou encore vous l’avez emmené sur une course d’endurance de 30 kilomètres alors qu’il n’était pas sorti depuis des mois… Bref, vous avez cassé la confiance que votre cheval avait mise en vous. Il est donc compréhensible que votre cheval ait peur de vous écouter. Il ne fait donc pas les exercices par crainte, pour se protéger.

Le cavalier n’écoute pas son cheval

De son côté, le cavalier a un vrai travail à faire sur lui-même. C’est souvent très difficile émotionnellement pour le cavalier d’avoir un cheval qui dit « non ». On peut se sentir rejeté, blessé dans notre amour-propre, ridiculisé, en colère …Surtout lorsque l’on est en présence du regard des autres. Et dans ce cas, le travail peut tourner à l’acharnement. Le cavalier ne va pas « lâcher l’affaire » temps que le cheval n’aura pas donné la bonne réponse….Sauf, comme nous venons de le voir, il n’en a pas toujours la possibilité.

Dans ces moments, il vaut mieux à mon avis, s’arrêter là et réfléchir, « à froid », à ce qu’il s’est passé, plutôt que de s’entêter. Rappelez-vous que si votre cheval vous dit « non », il le dit pour lui et non pas contre vous. C’est ainsi que beaucoup de relation cavalier cheval sont brisées. Le cheval ne peut pas être motivé au travail s’il devient esclave. Le cheval doit être écouté.

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Comment donner envie à son cheval de travailler ?

Maintenant que nous avons identifié les différentes raisons qui peuvent pousser votre cheval à ne pas avoir envie de travailler, je vous propose 9 règles d’or pour avoir un cheval ultra motivé à travailler avec vous !

Règle n°1 : Passer du temps avec votre cheval

cheval au pré

Nous en avons parlé plus haut, la relation de confiance avec votre cheval va conditionner vos performances futures. Il est donc important de prendre du temps « informel » avec votre cheval. Pour qu’il apprenne à vous connaitre et pour que vous-même vous appreniez à le connaitre.

Depuis toute petite, j’ai une relation assez particulière avec les jeunes chevaux et avec les chevaux « difficiles ». Je mets assez peu de temps par exemple à enfiler un licol à un cheval compliqué à attraper au pré et en général, j’établi le contact rapidement quand je récupère des chevaux ayant eu des mauvaises expériences. Cela tiens à mon avis au fait que j’ai passé énormément de temps enfant à m’asseoir dans le pré de mes poneys et à les observer.

Généralement, on pense que travailler un cheval, c’est lui faire faire des choses. Je nuancerai donc en disant que travailler avec un cheval, c’est s’observer pour apprendre à se connaitre. N’écoutez donc pas votre petite voix intérieure (ou votre voisin) qui vous dis que vous ne faites rien avec votre cheval. Bien au contraire, en installant dans votre semaine ces petits moments « de rien », vous être en train de cimenter les fondations d’une relation de confiance avec votre cheval, ce qui vous permettra de réaliser vos objectifs de travail.

Règle N°2 : Etre à l’écoute de son cheval

Vous avez maintenant pris du temps pour observer votre cheval dans les moments de la vie quotidienne, il va aussi être important d’observer votre cheval pendant le travail proprement dit, c’est-à-dire pendant la réalisation des exercices que vous lui proposez.

Vous le savez, votre cheval communique en grande partie avec son corps. Ce sera donc à vous, le cavalier, de savoir prendre du recul régulièrement pendant votre séance et d’observer ce que votre cheval vous dit. Est-ce qu’il est tendu ? Ou au contraire est-ce que vous observez une décontraction de la mâchoire ? Votre cheval mâchouille, il est manifeste du bien-être ? Est-ce que vous sentez son envie d’avancer sur les obstacles ? Est-il connecté pendant les exercices de travail à pied ou est-il préoccupé par le tracteur qui passe dans la cour ?…

Etre attentif et à l’écoute de votre cheval va vous permettre de déceler des raideurs, des difficultés mais aussi de savoir ce que votre cheval aime faire. Et on est parfois surpris des envies de nos chevaux. Par exemple, au poney-club, j’ai un poney ibérique, avec des allures très élevées, une encolure bien ronde et un galop rassemblé à faire pâlir un picador ! Et bien figurez-vous que ce poney adooooore faire … de l’obstacle ! C’est même lui qui, du haut de ses 1m45, a le record du plus haut saut, à savoir 1m30 !

Tout cela pour vous dire que parfois, on a des préjugés sur les chevaux en fonction de leur race ou de leur morphologie mais il faut avant tout tenir compte de leurs envies ! C’est en proposant régulièrement à votre cheval des exercices qu’il aime faire que vous allez entretenir sa motivation.

Règle N°3 : Proposer à son cheval des exercices qu’il est capable de faire

Cette troisième règle est à mon avis cruciale.

Imaginez que vous ayez décidé de devenir plus souple. C’est donc avec joie que vous vous rendez à la salle de gym. Mais là, patatra ! A chaque séance, votre entraineur vous fait travailler votre grand écart, alors que pour une simple fente, vous avez déjà les abducteurs en vrac. Vous allez peut-être faire un effort, prendre sur vous et serrer les dents les premières séances… Mais au bout d’un moment, vous risquez surement de laisser tomber parce que cela vous fait trop mal ! Vous étiez venu pour une séance d’assouplissements mais le cours n’est pas du tout adapté à votre condition physique ! C’est une torture !

Il en va de même avec votre cheval. Il est important de lui proposer des exercices qu’il est capable de faire sans nuire à son intégrité physique et psychique. Cela suppose que le cavalier ait préparé sa séance, qu’il ait fait un constat de son niveau et de celui de son cheval. Qu’il ait défini un objectif et les moyens d’y arriver avec une progression cohérente. Grosso modo, il est nécessaire que le cavalier se mette dans la peau d’un entraîneur pour faire progresser son cheval avec douceur et pédagogie. (Voir article 7 conseils pour élaborer votre planning de travail)

Règle N°4 : Faire des séances courtes

Que ce soit en travail monté ou en travail à pied, il y a énormément de bénéfices à faires des séances courtes. Tout d’abord, parce que sur une séance courte, on va devoir être focalisé sur un objectif. Le cavalier ne va pas s’éparpiller en demandant tout et n’importe quoi. Il a défini son objectif de séance adapté au cheval et réalisable en 35 minutes. Cela oblige à clarifier les choses. Et si c’est clair pour le cavalier, c’est forcément plus clair pour le cheval.

De même, cela va éviter aux cavaliers un peu « gourmands » de demander de trop au cheval et de casser la relation de confiance comme nous le disions plus haut. Si j’ai 35 minutes de travail avec mon cheval avec comme objectif d’arriver à faire une belle transition trot-arrêt dans une zone de 4 mètres, mon temps étant limité, je ne vais pas demander à mon cheval de faire en plus une belle transition galop-arrêt…

Sur des séances courtes avec des objectifs clairs, le cavalier a la satisfaction d’avoir vraiment progressé, d’avoir finalisé son objectif. Pour le cheval la séance n’a pas été trop éprouvante. L’exercice a été confortable et c’est donc avec plaisir qu’il y retournera la prochaine fois. Je précise tout de même qu’une séance courte, 35 minutes de travail de l’objectif donné, doit s’accompagner d’un bon échauffement et d’une bonne détente ensuite. Si ce n’est pas le cas, on en revient à la règle n°3 concernant l’intégrité physique du cheval. Préparer le corps du cheval à faire l’exercice, en bon entraineur, évitera les courbatures et donc de l’inconfort au cheval.

Enfin, il va être plus facile de « caler » trois séances de 45 minutes dans ma semaine que trois séances d’une heure et demi. En travaillant sur des petits objectifs sur un temps limité, je vais pouvoir travailler mon cheval plus régulièrement, ce qui nous amène à la règle numéro 5.

Règle N°5 : Travailler régulièrement

Que ce soit pour la solidité de la relation cavalier cheval ou pour développement des capacités physiques de chacun, il est nécessaire de travailler régulièrement.

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Imaginez que votre objectif soit de travailler en liberté à pied avec votre cheval, que vous veniez de faire avec lui une super séance avec une belle connexion …et que vous ne veniez pas le voir ensuite pendant trois semaines …Comment le cheval peut-il avoir envie de travailler ? La régularité et l’habitude sont les moteurs de la motivation.

De la même manière, si vous travaillez votre cheval sur de l’épaule-en-dedans une fois tous les trois mois, cela n’aura aucun impact sur sa souplesse. Bien au contraire, vous allez demander à votre cheval un exercice difficile, pour lequel son corps n’aura pas été entraîné et qui va lui causer des douleurs. Le cheval peut tout à fait prendre du plaisir sur les exercices de dressage car en les pratiquants régulièrement, ils vont devenir de plus en plus faciles mais aussi parce qu’ils apporteront au cheval plus de confort dans sa locomotion au quotidien.

Enfin, l’effort physique est aussi du côté du cavalier. Si vous voulez que votre cheval prenne du plaisir et soit motivé pour travailler, il faut que vous aussi de votre côté vous ayez une bonne condition physique qui vous permette de le suivre et de lui apporter du confort lorsqu’il vous porte. Rien de tel qu’une bonne séance de tape-cul avec un cavalier lourd et raide pour tuer l’envie du cheval d’être monté !

Règle N°6 : Aménager des pauses dans les séances

Toujours dans cette même optique de confort du cheval, il est nécessaire de lui aménager des pauses pendant votre séance et cela même si votre séance est courte. N’hésitez donc pas à bien structurer votre séance en quatre phases avec des pauses intermédiaires :

La première phase d’échauffement qui va permettre de mettre le cheval dans de bonnes dispositions physiques et mentales pour faire la séance.

La deuxième phase de « révision des acquis ». C’est une phase pendant laquelle le cavalier vérifie l’aptitude de base nécessaire à la réalisation de l’objectif de séance. En gros, si votre objectif de séance est de sauter une ligne de trois obstacles à une foulée au galop, vous devez vous assurer dans cette phase que votre cheval est déjà confortable et complètement détendu sur un obstacle isolé, au risque de le « planter » et de casser la relation de confiance comme nous l’avons vu plus haut.

La troisième phase est la réalisation même de votre objectif de séance : le saut de notre ligne d’obstacle à une foulée.

La quatrième phase très importante est la phase de détente. On va prendre le temps de finir sur quelque chose de facile psychologiquement pour le cheval, comme par exemple repasser la ligne d’obstacle au galop rênes longues sur des barres au sol. Le cheval reste ainsi sur une note facile qui va le motiver à refaire l’exercice une prochaine fois. Egalement, on va prendre le temps de bien le faire marcher pour éliminer l’acide lactique contenu dans ses muscles et lui éviter les crampes et les courbatures.

Règle N° 7 : S’aérer l’esprit et apprendre des nouvelles choses

Les chevaux, comme les humains, adorent apprendre de nouvelles choses. Pour conserver des chevaux ultra motivés, vous pouvez aussi diversifier vos séances. Les disciplines équestres sont nombreuses, vous n’avez donc que l’embarras du choix !

cheval cavalier randonnee

Pour vous donner une idée, voici toutes les activités que je pratique avec mes chevaux de club : dressage, obstacle, cross, randonnée, voltige, horse-ball, attelage, pony-games, equifun, TREC, spectacle, tir à l’arc, travail à pied …

Et bien sûr, il y a les promenades dans la nature ! Que du bonheur pour tout le monde ! Si vous sentez une baisse de motivation dans le manège avec votre cheval, allez travailler en extérieur ! Vous pouvez aussi faire votre échauffement en promenade, ou votre détente à la fin de vos séances !

Qu’en est-il des carottes pour le motiver ?

carottes dessin

Vous l’avez surement remarqué, je n’ai pas parlé dans cet article des chevaux qui marchent à la carotte. La friandise est-elle une bonne astuce pour motiver votre cheval au travail ? Et bien pour moi la réponse est non.

Avant de faire des figures de cirque avec mes poneys, je n’avais jamais utilisé de friandises pendant mes séances de travail. Je voulais que mon cheval fasse l’exercice parce qu’il y en avait envie plutôt que pour avoir un bonbon !

Pourtant, pour apprendre les jambettes et compagnie à mes poneys shetlands j’ai utilisé les friandises et je dois dire quand dans un premier temps, j’ai été bluffé du résultat. Ca a fait l’effet d’une pilule magique qui ferait passer mon poney de gros nounours en pleine sieste dans le manège à Border Collie au taquet ayant multiplié son QI par 10 ! Mais je me suis vite rendue compte que le poney était dans un état de stress. Il fallait qu’il trouve vite la réponse à me donner pour avoir enfin ce bout de carotte qui le faisait saliver. Je me suis donc retrouvée avec des poneys qui chaque fois qu’ils me voyaient essayaient de tout faire pour avoir un bout de carotte ! Ca donnait des trucs du genre : Je rentre dans le pré tous les poneys font jambettes !

J’ai donc abandonné ce système « d’apprentissage ». Je mets apprentissage entre guillemets car ça n’en été pas vraiment un. Le poney n’était pas du tout concentré sur l’exercice. Et avoir mes poneys en état de stress dans le manège n’était pas du tout ce que je cherchais.

La deuxième raison pour laquelle j’ai abandonné les friandises c’est que l’envie de la friandise ne me permettait pas de savoir si mon poney aimait faire l’exercice. Je m’en suis rendue compte avec ma ponette Ciboulette qui se couchait très facilement. Un jour, je lui ai demandé le coucher, elle a reniflé ma main et a vu que je n’avais pas de bonbons … Et elle a refusé de se coucher ! Manifestement, c’est un exercice qu’elle n’aimait pas faire mais se forçait pour avoir la carotte. La relation de confiance et de plaisir cavalier cheval était donc pervertie !

Voilà pourquoi je ne pense pas que l’on puisse dire que la carotte soit un facteur de motivation épanouissant pour le cheval comme pour le cavalier.

Ce qu’il faut retenir 

Lorsque le cavalier sent une baisse de motivation de son cheval, il a tout intérêt à mettre sa casquette de « cavalier chercheur » et à se demander : Pourquoi le cheval n’a pas envie de travailler ? Cela commence déjà par une introspection du cavalier sur lui-même, pour être capable de gérer ses émotions face à l’ennui ou au refus du cheval, pour ne pas que le travail ne tourne à l’acharnement.

Le travail doit être envisagé sous l’angle de l’épanouissement du couple cavalier cheval. Les exercices au quotidien doivent permettre de tisser des relations solides ente l’un et l’autre. Pour cela, il est nécessaire de

  • Passer du temps avec le cheval, dans les moments informels du quotidien
  • D’être à l’écoute de ses besoins
  • De lui proposer des exercices qu’il est capable de faire, sur des séances courtes, adaptées et régulières
  • De lui proposer régulièrement des nouveautés en diversifiant les séances
  • De l’emmener s’oxygéner en promenade ou en randonnée

Si cet article vous a plu, pensez à le partager avec vos copains et copines de cheval ! Et dites-moi dans les commentaires comment donnez vous envie à votre cheval de travailler ?

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