Je clôture donc la cavalcade des blogs du mois de janvier 2018 que j’ai eu l’honneur d’accueillir sur mon blog. Pour rappel, le thème était “votre fabuleuse histoire”. (Pour en savoir plus sur la cavalcade, cliquez-ici.)

Ma fabuleuse histoire

Quand j’ai choisi ce thème, j’avais prévu de vous parler de l’histoire la plus rocambolesque, la plus étonnante, la plus stressante et la plus belle qui me soit arrivée avec mes chevaux… Mais malheureusement, je n’ai pas eu le temps de m’y atteler ce mois-ci. Il faut dire que cette histoire a eu tellement de rebondissements que je serai obligé de faire une série d’articles. (Cette série est à venir !)

J’ai donc décidé de vous parler aujourd’hui de ma première sortie en extérieur avec Quantuveu, mon cheval de voltige.

Quantuveu d’Kergiquel

Qui est-ce ?

quantuveu longe

Quantuveu en spectacle

Si vous suivez le blog depuis un certain temps, vous avez déjà entendu parler de Quantuveu, notamment dans ces différents articles :

Vidéo, la mise en confiance : exercices

Savez-vous comment travaille un ostéopathe équin ?

Mon secret pour avoir un cheval athlétique

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Quantuveu est un KWPN croisé Pur-sang anglais, qui mesure 1m81 au garrot. Un colosse qui fait aujourd’hui autour des 800 ou 850 kg. Je l’ai acheté en avril 2016, donc cela fait donc à peine 3 ans que nous nous connaissons.

Outre son nom un petit peu bizarre, qu’il doit à un temps de gestation hors norme (En effet, il a passé 13 mois dans le ventre de sa maman), ce cheval a la particularité d’avoir été débourré à l’âge de 4 ans et ensuite ….rien ! Il est resté au pré jusqu’à ce que je l’achète, à l’âge de 12 ans. Autant vous dire que le pari était risqué.

Notre première rencontre

Je me souviens d’ailleurs ma première impression quand je l’ai longé, le jour de l’achat. Il avait un équilibre catastrophique ! Tout simplement l’équilibre d’un cheval de 3 ans…Ca commençais mal, on avait fait plusieurs heures de route pour rien. Mais bon, pour un cheval qui n’avait jamais rien fait, il était quand même gentil et assez respectueux. J’ai donc demandé à pouvoir le monter, au cas où, mais ma décision était quasiment prise.

A ma grande surprise, je monte sur le cheval, nickel. Je part au trot, j’alterne cercle, huit de chiffre. Le cheval se déplace bien, répond bien aux aides. Incurvation, contre-incurvation. Bon je place mes aides du galop, et là un galop sensationnel, équilibré, cadencé, agréable ! Je repasse alors au pas, je demande une petite cession à la jambe, puis une petite épaule en dedans, je l’arrête, recule. Il commençais vraiment à me plaire ce petit gars. Alors je pars au galop, et huit de chiffre, changement pied …j’achète !

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Une promenade, vous aviez-dit une bonne idée ?

riviere pont

C’est donc lors d’une promenade avec un groupe d’élève d’un bon niveau que je me dis, tiens je vais prendre mon nouveau cheval pour vous accompagner ! (La bonne idée !) Et donc nous voilà parti en promenade. Inutile de faire quarante kilomètres pour ce rendre compte que ce cheval n’est jamais sorti de son champ ! Il est complètement sur l’œil..mais malgré tout, il se concentre sur moi et reste respectueux de mes aides.

Je décide alors de prendre le petit chemin qui longe la rivière (encore une bonne idée). Sauf qu’il faut que je vous dise que ce petit chemin a un endroit assez délicat où les racines des arbres remontent des berges de la rivière. Il a donc été aménagé une petite passerelle en bois, pour pouvoir passer entre la rivière et le pré bocager, en contre-bas. C’est un endroit assez délicat, mais ma cavalerie de poneys et petits chevaux passent aisément.

Vous vous en doutez, pas un cheval d’1m81… Quantuveu, loin de la passerelle a déjà très peur de la rivière. Je demande donc à mes cavaliers de passer et de m’attendre de l’autre côté de la rive. (Décidément, c’était le jour des bonnes idées!) Ils empruntent donc la petite passerelle suivie d’un petit pont. De mon côté, j’essaie de rassurer mon grand dadou. Comme vous l’imaginez, de se retrouver seul, il panique. Il passe la passerelle trop rapidement, glisse, recule, mais de travers et se retrouve assis, les fesses dans l’herbe du pré bocager en contre-bas. Il pousse donc très fort sur ses postérieurs pour se relever….mais cette fois glisse des antérieurs sur la passerelle, se retrouve à genoux.

La catapulte

C’est à ce moment que je suis catapulté vers l’avant, et que je tombe…devinez où ? Et oui dans la rivière. Si vous vous dites qu’à ce moment là tout va bien, c’est que vous ne savez pas que je suis aquaphobe, depuis toujours. Sur le coup moi, je ne comprend pas ce qui se passe. Je sens que je n’arrive plus à respirer mais je ne sais pas encore pourquoi. Ma bombe, elle, me sert la tête comme sous l’effet …de la pression de l’eau. Ca y est ! Ca viens de faire tilt dans ma tête, je suis sous l’eau !!! Et donc grosse panique, je m’accroche tout ce que je peux, au talus, je m’arrache les mains dans les ronces, je me retourne les ongles sur les racines !

Ce n’était pas un torrent mais pas de bol, je suis tombé dans un virage de la rivière, donc dans un trou, creusé par le courant. J’avais pied bien sûr mais ça a été assez d’eau pour me faire paniquer !

Je ressors enfin de la rivière, trempée, glacée. Mes cavaliers me regardent, incrédules. Ils ont eu la frousse eux-aussi. Quant à Qauntuveu, il est partit ! Je regarde mon portable pour appeler mon mari qui est resté au centre équestre. Evidemment, mon petit smartphone n’a pas aimé la baignade non plus !

Les lecteurs qui ont lu cet article ont aussi lu :  Cavalcade des blogs 42 : Votre fabuleuse histoire !

Petit tonnerre où es-tu ?

Et là, je vois tout au fond du pré, Quantuveu, apeuré et perdu. Je l’appelle “QUANTUVEU !!!”. Ben oui, c’est le truc qu’on tente toujours, au cas où ça marcherai comme dans Yakari … Et là, heureusement que j’ai mes cavaliers comme témoins sinon vous n’alliez jamais me croire, Quantuveu dresse la tête, hennit et arrive au galop jusqu’à moi. Je vous jure comme dans les films !

Je lui fait une caresse et tente de mettre le pied à l’étrier…Vu sa hauteur, avec quinze kilos de flotte dans chaque codasse et le pantalon d’équitation mouillé, c’était pas de la tarte. Cela dit, quitte à faire comme dans les films, il aurait pu me pousser avec son museau, ça m’aurait bien arrangé …

Nous avons ensuite fini la promenade. J’ai couru me changer en rentrant.

Le début d’une belle complicité

On pourrait croire qu’après cette promenade éprouvante où, il faut bien l’admettre, j’ai fais beaucoup d’erreurs de jugement, que j’ai rompu le lien de confiance avec ce cheval. Eh bien non. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce cheval a une confiance infinie en moi. On peut le mettre dans un camion, si je suis là. Le tondre ? Ok, si je suis là. On peut aller concourir n’importe où, du moment que c’est moi qui le longe ! C’est comme ça, on s’entend tous les deux !

Nous sommes même allés cet été dans l’endroit le plus stressant qui existe pour les chevaux, j’ai nommé les championnats de France de Lamotte Beuvron, et pendant toutes les épreuves, chaque fois que quelque chose dans le public ou sur la piste l’inquiétait, il me regardait…et ouf soufflait ! C’est bon Aurélie est là !

De mon côté, je suis très heureuse de cette relation un peu privilégiée que nous avons tous les deux. D’un autre côté, je travaille aussi à pouvoir le déléguer. Car il se peut très bien que je sois malade ou absente pour une raison x ou y à une compétition et il faut quand même que le cheval assure pour mes équipes de voltigeurs. Je le fais donc longer pendant les cours par une de mes cavalières. Mais bon, il est toujours là à m’observer dans le coin du manège !

cheval quantuveu selle

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