Comment gérer un cheval peureux en promenade ?

Gérer un cheval peureux en promenade peut s’avérer décourageant. Au lieu d’une escapade relaxante dans la nature, vous vous retrouvez à devoir gérer les écarts, les accès de panique et les trépignements de votre Dadou. 

Pourquoi certains chevaux sont-ils plus anxieux à l’extérieur ? En tant qu’animaux de proie, les chevaux ont des réactions instinctives à leur environnement qui peuvent se manifester par de la peur. Cela ne signifie pas pour autant que les promenades hors de l’enceinte sécurisée du manège sont hors de portée. Au contraire, avec les bonnes techniques, vous pouvez apprendre à votre cheval à gérer ses émotions et à réagir calmement face aux stimuli extérieurs.

Dans cet article, découvrez des techniques de désensibilisation, des conseils pour construire une relation de confiance, et des astuces pour préparer efficacement vos sorties.

Mais avant de commencer, réfléchissez à un moment où votre cheval a été particulièrement anxieux. Qu’était-ce qui l’a déclenché ? Garder cela en tête vous aidera à identifier les situations spécifiques sur lesquelles vous concentrer dans les étapes suivantes.

Comprendre et gérer la peur du cheval en promenade

Instinct naturel et peur chez le cheval

Gérer la peur de votre cheval, commence par s’immerger dans sa nature profonde et instinctive. Si vous vous êtes déjà demandé pourquoi votre Dadou peut parfois sembler sur le qui-vive lors d’une sortie paisible en forêt, la réponse réside dans ses instincts de survie.

Les chevaux, bien avant de devenir nos compagnons de loisir ou de travail, étaient des animaux de proie dans la nature. Cette condition a façonné leurs comportements et réactions face à l’inconnu ou au potentiel danger. Le cheval n’a pas de grosses griffes, il n’a pas de grosses dents …Donc quand il perçoit un stimulus inattendu ou menaçant, son premier réflexe est de fuir. Cette réaction instinctive reste profondément ancrée dans son ADN. Et nous avons souvent tendance à l’oublier…

En reconnaissant que la réaction de peur de votre cheval est avant tout un mécanisme de survie, vous pouvez commencer à travailler AVEC lui, plutôt que CONTRE lui. Cela signifie adopter une approche de patience et d’empathie, en reconnaissant ses craintes comme légitimes, et non comme un simple caprice.

Gérer la peur du cheval, c’est prendre en compte ses réactions instinctives

Gérer la peur du cheval en promenade commence donc par cette compréhension fondamentale. J’entends souvent des cavaliers dire “Mon cheval voit des fantômes, il joue à se faire peur”. En réalité, le cheval ressent réellement de la peur. Ce ne sont pas des peurs fantômes. Votre cheval ne fait pas exprès de faire comme s’il avait peur, il a vraiment peur. Ces craintes sont légitimes. 

Une fois que vous acceptez que les écarts ou les moments de panique ne sont pas des défis à votre autorité, mais des expressions d’un instinct profond, vous pouvez mettre en place des stratégies pour aider votre cheval à se sentir plus en sécurité.

En tant que cavaliers, notre rôle n’est pas de supprimer l‘instinct de nos chevaux, mais de les aider à gérer leurs réactions. En approchant la peur de votre cheval avec empathie et en prenant le temps de renforcer votre lien, vous transformez chaque promenade en une opportunité d’apprentissage et de développement pour vous deux.

Reconnaître les signaux de stress du cheval

cheval peureux en alerte les oreilles pointées
Il est important de reconnaître les signes comportementaux indiquant que le cheval est stressé – image IA DALL-E

Chez le cheval, le stress fonctionne souvent par “accumulation”. Et il est important de savoir faire redescendre la pression à chaque petite peur, pour éviter une escalade de stress.

Par exemple, imaginez que vous êtes en campagne, sur un petit chemin de promenade. Tout à coup, un troupeau de jeunes vaches se met au galop, et s’approche de la clôture. Votre cheval est paniqué, il fait des écarts ou fait demi-tour et vous vous dites que votre cheval a une peur traumatique des vaches. Et ce n’est peut-être pas totalement vrai. Cette réaction peut être l’aboutissement d’une accumulation de petites peurs : le fait de quitter seul l’écurie, une voiture qui passe un peu trop vite, le bruit de l’eau dans un caniveau… Les vaches ne sont alors que la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

La clé est donc de savoir reconnaître les signaux de stress et comment “désamorcer la bombe” avant qu’elle n’explose.

Voici les signes comportementaux indiquant que le cheval est stressé

Contraction musculaire : Comme préparé à fuir, chaque muscle de votre cheval semble tendu, prêt à réagir au moindre danger.

Relèvement de l’encolure : Un cheval anxieux a tendance à lever son encolure, signe qu’il est sur ses gardes.Et qu’il porte son regard au loin.

Oreilles pointées vers l’avant : En cherchant à identifier la source de sa peur, il oriente ses oreilles dans la direction perçue comme menaçante.

Piaffer et trottinage : Au lieu de marcher calmement, il trottine, trépigne ou se déplace de manière saccadée, comme s’il ne parvenait pas à rester en place.

Hennissements fréquents : Votre cheval peut exprimer son malaise par des hennissements, pour tenter de communiquer avec ses copains de pré.

Appui sur le mors : Signe de fuite, il peut tirer sur le mors et accélérer l’allure

Crottins fréquents et très liquides : Un signe révélateur de stress est la production de crottins anormalement liquides et fréquente.

Tendance à faire demi-tour : Cherchant le confort et la sécurité, un cheval stressé peut essayer de retourner vers un environnement familier.

Respiration forte, « ronflement » : Une respiration bruyante face à un objet qui lui fait peur. On dit que le cheval “ronfle”

Comprendre et interpréter ces signes vous permettra d’agir à temps pour apaiser votre cheval. La suite de cet article vous montrera comment !

Rôle du Cavalier, Leadership et Empathie : clés pour gérer la peur du cheval

Construire la confiance et la sécurité de votre cheval

Lors de promenade à plusieurs, le cheval est rassuré par le troupeau – Photo Pixabay

Naturellement, les chevaux trouvent de la sécurité au sein du troupeau, ce sont des animaux grégaires. Lorsque vous êtes seul(e) en extérieur avec votre cheval, vous devenez son troupeau, son point de sécurité. Et cette sécurité réside avant tout dans la gestion de vos propres émotions. Les chevaux, particulièrement les jeunes, ont tendance à se calquer sur votre état émotionnel intérieur. Vous devez donc rester calme face aux situations imprévues. Le stress, la panique ou la colère ne feront que renforcer son instinct de fuite. Je dis souvent à mes cavaliers :“Offrez-lui le comportement que vous aimeriez qu’il adopte. Si vous êtes calme, il se calmera probablement ; si vous êtes en colère, il pourrait devenir explosif.”

S’ancrer dans le moment présent et avoir des demandes claires

De même, il est important de vous ancrer dans le moment présent, pour s’aligner avec votre cheval. Cependant, quand on est dans une situation de stress ou de peur, notre esprit à tendance à s’emballer. Les « Et si » commencent à défiler. Et si mon cheval avait peur du tracteur ? Et si mon cheval faisait demi-tour ? On s’imagine tout un tas de scénarios, qui risquent de se réaliser si on ne reste pas ancré dans le présent et concentré sur la gestion de la situation.

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De même, la communication est la clé d’une relation solide. Assurez-vous que vos demandes soient claires et cohérentes, accompagnées de renforcement positif. Si votre cheval a peur d’un bac de poubelles et que malgré tout il garde son calme et conserve le mouvement en avant, félicitez-le ! Cela peut être par une caresse, par votre voix, mais le plus efficace est encore votre relâchement. Pensez à vous détendre et à sourire.

Ainsi, en gérant vos émotions et en ayant une communication claire, vous devenez le référent sûr et calme dont votre cheval a besoin, vous lui offrez la sécurité qu’il cherche instinctivement dans le troupeau. Cette dynamique de confiance est fondamentale.

Comment éviter d’aggraver la peur du cheval ?

Certaines réactions peuvent sembler intuitives pour le cavalier, mais sont en réalité contre-productives. Elles ne font qu’exacerber l’anxiété du cheval ou, pire, endommager la relation de confiance que vous avez patiemment construite.

Le cheval réagit “pour lui” et pas “contre vous”

Il est facile de tomber dans le piège de penser que le cheval agit par malice ou pour nous défier. Cette impression que “le cheval se moque de nous”. Cependant, le cheval réagit instinctivement à ce qu’il perçoit comme une menace. Et le problème, c’est que ces menaces sont souvent des objets banals de notre quotidien : les voitures, les vélos, les sacs plastiques, le marquage de peinture sur les routes … En percevant tout cet environnement avec nos yeux d’humains, on ressent beaucoup de frustration face au comportement de notre cheval. Et cela ne fait qu’aggraver la situation. Votre cheval n’a pas de motif caché ; il exprime simplement son inquiétude ou sa peur, qui sont parfaitement légitimes dans sa perception du monde.

Pourquoi la colère et la punition ne fonctionnent pas ?

Se mettre en colère et punir un cheval, ou le contraindre à passer dans la précipitation par un endroit qui lui fait peur, peut sembler offrir une solution immédiate. 4 coups de cravache sur la croupe, et toc le cheval est passé ! Pourtant, cette approche, au-delà même de la violence inacceptable qu’elle engendre, ne fait qu’enseigner au cheval à craindre le cavalier plutôt que l’obstacle lui-même. Il est essentiel de laisser le temps au cheval de découvrir et de comprendre ce qui lui fait peur, sans recourir à la violence. Les vieux préceptes de l’équitation, genre “c’est qui l’patron” ou “j’vais lui montrer qui c’est qui commande”, instaurent une relation descendante de domination sur le cheval, et sont, je l’espère, révolus !

Laisser le cheval évaluer son environnement

Bien que parler à votre cheval puisse être rassurant, le faire de manière excessive ou au mauvais moment peut l’empêcher de traiter l’information et de comprendre la situation. De même, caresser votre cheval alors qu’il est encore en état d’alerte peut être contre-productif. Il est préférable de lui permettre d’observer, entendre, sentir l’objet de sa peur, puis de le rassurer et de le féliciter une fois le calme revenu.

Les peurs de votre cheval ne sont pas les vôtres

Une réaction commune des cavaliers face aux peurs de leur cheval, est de les développer également. Si votre cheval a eu peur de vélos lors d’une promenade précédente, il est fort probable qu’en apercevant des vélos au loin, vous allez vous crisper et stresser par anticipation. Mais en faisant cela, vous envoyez le message avec votre corps “ attention, il y a des vélos, c’est dangereux”. Et votre cheval ne manquera pas d’associer votre peur aux vélos. Vous risquez donc de le sensibiliser aux vélos.

Ce n’est pas forcément facile à faire mais c’est vraiment important de détacher les peurs de votre cheval de vos propres peurs ! 

Préparation en amont des promenades pour apaiser la peur du cheval

Souvent, les cavaliers pensent, à tort, que le simple fait de sortir leur cheval en promenade à répétition va résoudre le problème des peurs. Cependant, cela produit généralement l’effet inverse. En insistant pour sortir son cheval « coûte que coûte », chaque sortie peut induire un état de stress énorme, tant pour le cavalier que pour le cheval. Au fil des promenades, cela peut devenir un véritable calvaire. Le cheval gardera un mauvais souvenir de sa dernière sortie. Il appréhendera la prochaine avec anxiété, tandis que le cavalier, confronté à un cheval de plus en plus réticent, pourrait se retrouver à espacer de plus en plus ses tentatives.

Il est donc crucial de désensibiliser votre cheval en amont. Cette étape essentielle permet à votre cheval de s’habituer progressivement à des stimuli qui pourraient le rendre nerveux en promenade. Qu’il s’agisse de sacs en plastique bruissant, de bâches flottantes, ou même de sons enregistrés (klaxons, aboiements), l’objectif est d’introduire ces éléments de manière positive et graduelle, dans un lieu sécurisé.

La patience est la clé de cette désensibilisation. Ne vous précipitez pas et ne forcez pas votre cheval à affronter ses peurs trop rapidement. Commencez avec des stimuli moins intimidants et augmentez progressivement l’intensité à mesure que votre cheval devient plus à l’aise. Célébrez les petites victoires ; chaque pas en avant est un progrès vers des balades plus détendues.

Et ne vous attendez pas à des miracles après une seule séance ! L’objectif de ces séances n’est pas de rendre votre cheval insensible à tout, mais plutôt de tisser une relation de confiance avec lui. En présentant de nouveaux objets et stimuli à votre cheval, vous lui envoyez le message : “Tu vois, tu peux faire face à des choses nouvelles quand je suis avec toi, tu peux avoir confiance.”

Étapes de Désensibilisation, Exemple Concret –  Face à un Épouvantail

Pour que les choses soient plus concrètes, je vous propose de prendre un exemple et de voir ensemble différentes étapes de la désensibilisation.

On va prendre un exemple pas facile, celui de l’épouvantail ! 

Une lectrice du blog m’a récemment écrit pour me parler de ce problème en promenade… Et c’est vrai que l‘épouvantail, par sa nature même destinée à effrayer les animaux, présente un défi particulier. Sa forme humaine, les bras écartés en signe d’alerte, et les différents objets qui le composent (sacs plastiques, chapeaux…) peuvent être terrifiants pour un cheval. Ajoutons à cela parfois des cerfs-volants en forme de rapace utilisés comme épouvantails. Et on comprend que la tâche est compliquée pour le cavalier randonneur ! Et comme c’est un élément saisonnier dans le paysage, lié à la germination des graines dans les champs, il n’est pas toujours facile de donner au cheval le temps de s’y habituer.

cheval en promenade face à un épouvantail
L’épouvantail peut être effrayant pour le cheval en promenade – Image IA DALL-E

Premièrement, réalisez que c’est normal que votre cheval ait peur de l’épouvantail. L’important n’est pas forcément qu’il n’en ait pas peur. Mais c’est qu’il reste maîtrisable ; c’est-à-dire qu’il ne prenne pas la poudre d’escampette au galop ! 

Pour préparer votre cheval à rencontrer des épouvantails, plusieurs étapes en manège peuvent être envisagées :

  1. Commencez par désensibiliser votre cheval à une bâche plastique posée au sol. Faites-le marcher dessus, d’abord en main puis monté, en prenant soin de lui laisser le temps de sentir l’objet dans le calme.
  2. Introduisez un drapeau, en le présentant au cheval progressivement. Commencez avec le drapeau immobile, puis, petit à petit, faites-le virvolter.
  3. Utilisez un sac plastique accroché à un bâton, et bougez-le en produisant du bruit. Attention à ce que les stimuli soient introduits progressivement pour éviter une panique.
  4. Touchez le cheval avec le sac plastique pour qu’il s’habitue à le sentir sur tout son corps.
  5. Introduisez un vrai épouvantail dans le manège. Approchez-vous petit à petit, à pied ou monté, et laissez le cheval explorer l’objet. Continuez ensuite votre séance en passant régulièrement à côté de l’épouvantail comme si de rien n’était.
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Après ces exercices, votre cheval sera habitué à l’épouvantail dans un environnement sécurisé, le manège. Le défi en promenade réside dans leur caractère inattendu. Plutôt que de chercher à désensibiliser davantage, l’objectif est de maîtriser le cheval. Il ne doit ni faire demi-tour ni reculer, mais vous devez lui laisser le temps nécessaire pour passer.
Pour s’entraîner efficacement, installez vous-même un épouvantail sur votre parcours. Comme vous l’avez installé, vous serez prêt, sans effet de surprise. Vous serez ainsi techniquement prêt à gérer votre cheval et à l’accompagner face à la nouveauté.

Pour aller plus loin, je vous conseille cette vidéo : 4 étapes pour désensibiliser un cheval peureux

Réagir face à la peur : les solutions pour le cavalier

Que faire quand le cheval panique ou s’emballe ?

Comprendre et réagir correctement à un cheval sur le point de paniquer est essentiel pour garantir votre sécurité. Voici des étapes et conseils pratiques pour gérer la situation avec calme et efficacité. Je vous conseille aussi la lecture de cet article : Comment réagir face à un cheval chaud en promenade ?

Reconnaître les signaux d’alerte

Avant qu’un cheval ne panique, il montre des signes avant-coureurs : tension musculaire accrue, comportement qui semble indiquer qu’il est prêt à bondir, ronflements et piétinement. Ces signaux sont des indicateurs clairs que votre cheval est en état d’alerte maximale.

Garder son calme et ajuster sa position

En tant que cavalier, votre première réaction doit être de garder votre calme. Très souvent dans ce cas, le cavalier a le réflexe de raccourcir ses rênes démesurément, de serrer les doigts, de se pencher en avant et de reculer son bas de jambe. C’est une position instinctive de protection. Mais quand on est sur le dos d’un cheval, cette position est à la fois très instable, menant le cavalier vers la chute, et très inconfortable pour le cheval augmentant son stress.

Donc asseyez-vous profondément dans la selle, ouvrez vos doigts sur les rênes et détendez-vous. N’oubliez pas de sourire ! Très souvent, cela désamorce la situation. Car avec une bonne position, les aides du cavalier sont efficaces et permettent de reprendre le contrôle.

Techniques d’urgence en cas de panique

Si malgré vos efforts, le cheval panique et s’emballe, essayez de vous rappeler qu’il est très difficile de l’arrêter en ligne droite. Dans ces situations, utilisez une rêne d’arrêt d’urgence : raccourcissez fortement une rêne et faites tourner le cheval. 

Une fois que vous avez réussi à stopper le cheval, prenez un moment pour vous détendre et le calmer afin de reprendre le contrôle. Si vous sentez que vous pouvez gérer la situation et que votre cheval vous écoute à pied, vous pourriez envisager de descendre. Cependant, dans la plupart des cas, rester sur le dos de votre cheval est plus sûr.

Si vous avez repris le contrôle, vous pouvez tenter de vous approcher à nouveau de l’objet qui a déclenché la panique. Si, en revanche, vous anticipez une perte de contrôle, il est préférable de changer d’itinéraire. Vous reviendrez à cet endroit une prochaine fois, peut-être accompagné d’une aide ou d’autres cavaliers pour le soutien.

Que faire si le cheval recule ou refuse d’avancer ?

Ah, le cheval qui recule ou refuse d’avancer ! C’est souvent un défi bien plus frustrant que de gérer un cheval qui accélère. Cela met notre patience à rude épreuve, et il est facile de glisser vers la frustration ou la colère. Mais souvenez-vous d’une chose cruciale : « le cheval fait ça pour lui, pas contre vous ! » Alors, comment parvenir à débloquer cette situation avec sérénité et efficacité ?

La patience : votre meilleur allié

Votre patience est effectivement votre meilleur atout dans ces moments. Offrez d’abord à votre cheval le temps d’analyser la situation par lui-même. Il se peut qu’après un moment de réflexion, il décide de s’aventurer de sa propre initiative. Si ce n’est pas le cas, encouragez-le doucement mais fermement à avancer. Répétez votre demande autant de fois que nécessaire. Et, dès qu’il fait ne serait-ce qu’un pas, ou même montre l’intention d’avancer, félicitez-le. Utilisez votre voix pour le rassurer, caressez-le pour le récompenser, et répétez l’opération jusqu’à ce qu’il passe. Cela peut parfois prendre du temps… Je me souviens d’avoir passé près de 30 minutes à convaincre mon jeune cheval Hawai de traverser un minuscule ruisseau !

Si le cheval recule

Lorsque votre cheval commence à reculer, la situation devient plus délicate. Dans ces moments, faites-le tourner et revenir à sa position initiale. Recommencez ensuite l’approche. Je me souviens d’une fois (toujours avec Hawai, ce coquin) où j’étais bloquée depuis 10 minutes devant un tunnel ! Il ne faisait que reculer. Finalement, n’ayant d’autre choix, j’ai fini par le faire passer cet endroit difficile… en reculant ! Bien qu’Hawai était jeune (et quelque peu têtu) à l’époque, notre patience mutuelle a porté ses fruits. Aujourd’hui, il passe partout, (ou presque).

Ne pas se fâcher

L’aspect le plus important à retenir est de ne jamais se fâcher. Votre frustration ou votre colère ne feront qu’ajouter du stress à une situation déjà tendue, rendant la résolution plus difficile. Aborder le problème avec calme et empathie est essentiel pour construire une relation de confiance et de respect mutuel avec votre cheval.

De quoi a peur votre cheval en promenade ?

Mon cheval Hawai en promenade sur le plage - A dada mon dadou
Mon cheval Hawai en promenade sur le plage – A dada mon dadou

Gérer la peur de votre cheval en balade peut parfois sembler une montagne insurmontable. Mais, c’est aussi l’occasion parfaite pour renforcer votre lien et apprendre ensemble. Chaque défi, chaque petit pas en avant, c’est une victoire qui compte. Et rappelez-vous ! Quand votre cheval réagit, il ne le fait pas contre vous, mais bien pour lui, c’est essentiel pour garder le cap et trouver les bonnes solutions.

La patience, l’écoute, et une bonne dose de persévérance sont vos meilleurs outils. Pas de recette miracle ici. Juste une invitation à explorer, à tester, et à ajuster selon ce qui marche pour votre duo. Après tout, chaque cheval est un univers à découvrir, et ce qui fonctionne pour l’un ne marchera pas forcément pour l’autre.
Alors, après cette lecture, j’ai une question pour vous : et vous, de quoi a peur votre cheval en promenade ? Partagez avec nous vos anecdotes, les moments un peu fous, les succès après les échecs. Vos histoires sont des sources d’inspiration et de motivation pour tous.

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Qui suis-je

Bonjour, je suis Aurélie Seguin, Cavalière depuis mes 5 ans et monitrice d’équitation depuis + de 15 ans. Je dédie ce blog à tous les cavaliers désireux d’apprendre à bien s’occuper de leur Dadous.