Je vous propose aujourd’hui un article un peu spécial…car il ne va pas parler de chevaux, mais de blogging ! J’ai la chance de participer à un événement inter-blogueurs, initié par Olivier Roland, dont le thème est “votre meilleure astuce pour faire agir votre audience”

J’ai donc pensé à vous, amis lecteurs, qui me suivez et qui m’encouragez au quotidien ! Et je me suis souvenu la fois où vous m’avez empêché de dormir pendant plusieurs jours … Cette fois incroyable où du jour au lendemain vous avez saturé ma boîte mail, mon compte Facebook et explosé ma mailing list ! Une façon pour moi de vous dire MERCI <3 !

Mon blog

Mon blog A dada mon dadou a vu le jour “officiellement” le 13 mars 2017. J’ai eu l’idée de mon blog lorsque j’ai découvert dans le site Blogueur Pro d’Olivier Roland une interview d’Oliver Vaunois du blog les supers parents dont j’avais suivi la formation sur la parentalité bienveillante et respectueuse. Ainsi que l’interview de Tim Ferris, l’auteur de l’excellent livre “la semaine de 4 heures”. Jusque-là, je ne m’étais jamais imaginé qu’il était possible de vivre d’un blog. Ça a été pour moi comme un déclic ! Etant cavalière, monitrice et dirigeante de mon centre équestre, j’allais créer un blog de conseils et de coaching en équitation 🙂

Seulement, entre l’idée d’un blog … et la réalisation d’un blog, il y a comme un p’tit fossé. Je me suis donc inscrite à la formation Blogueur Pro et étapes par étapes mon blog a progressé tranquillement.

Le “buzz”

Un matin, je ne sais pas trop pourquoi, je n’étais pas du tout motivée à publier un article. Mais bon, on était lundi, c’était inscrit sur ma to-do list, et comme dis Olivier Roland : “Si tu n’es pas motivé, essaie quand même 5 minutes.” J’ai donc ouvert mon fichier Word intitulé “Mes supers bonnes idées d’articles”. (Oui, je sais, le nom n’est pas très modeste, mais il faut bien se motiver ;)…Mais rien ne m’inspirais. J’en ai donc pris un au hasard : “Ces coups de talons qui ne servent à rien”.

Petite parenthèse à destination des non-équitants

Une très grande proportion des personnes, cavalières ou pas, sont convaincus que la seule façon de faire avancer un cheval, c’est de lui donner un coup dans les flancs avec ses talons. Chose que je ne fais absolument pas avec mes chevaux et que, bien entendu, je n’enseigne pas à mes élèves. Pour moi, c’est une violence envers l’animal qui est assez intelligent pour comprendre d’autres codes…

Ecrire, publier…c’est bouclé !

Fermeture de la parenthèse. J’ai donc écrit un article, l’ai mis en forme et publié en deux heures top chrono. Je me demande même si je l’ai relu car il est bourré de fautes. (Un scandale !).

Une heure après, mon article avait 500 vues. Et quelques heures plus tard, plus de 4400 vues !! L’article a été partagé 833 fois sur Facebook. Pendant plusieurs jours, ma boite mail et mon Facebook ont été pleins à craquer de messages de cavaliers et d’enseignants pour m’encourager et me dire combien ils étaient d’accord avec ma “philosophie”. Et ma mailing list a augmenté de 140 personnes en 24 heures.

Les lecteurs qui ont lu cet article ont aussi lu :  [Vidéo] Sur la piste, travail à pied

(Si jamais ces chiffres ne vous paraissent pas hallucinants, je vous met pour infos mes chiffres d’audience avant cet article, pour que vous vous rendiez compte :

Pour le mois précédent : 1243 utilisateurs et 2556 pages vues.

Le pourcentage d’augmentation est donc de ….tic, tac, tic, tac, oui bravo 5211% !!!

Et je ne vous dirais pas le pourcentage du nombre de mes heures de sommeil en moins. Ouf que de stress !)

Alors que s’est –il passé ?

Et oui, vous imaginez que cette question, je me la suis posée aussi. Mais qu’est-ce qui s’est passé ?

Mon hypothèse, c’est que cet article a parlé aux lecteurs car il était vrai. J’y exprime une philosophie que je pratique au quotidien et à laquelle je crois vraiment. J’ai essayé de l’exposer avec la plus grande bienveillance possible. Je ne souhaitais jeter la pierre à personne. Je voulais exposer mes idées et partager mes solutions. Voici donc comment j’ai construit mon article :

Tous les éléments en bleu ci-dessous sont des extraits de l’article en question 🙂

Voici le plan de construction de mon article :

(Ça vous paraît peut être un peu scolaire ce petit plan de construction. Mais j’ai fait fac de lettres modernes, alors j’ai des restes ! Car même si je ne fais pas de plan par écrit, il est bien sûr dans ma tête quand je mets devant mon clavier. “Ce qui se conçoit bien ….” Vous connaissez la suite 🙂

Première partie

Introduction

Présentation du sujet – les aides du cavalier pour faire avancer le poney ou le cheval

Introduction d’une histoire : “Mais avant cela je vais vous raconter une histoire

Le samedi matin, c’est poney-club

L’histoire que je raconte ensuite, c’est la mienne mais qui peut ressembler à tant d’autres.

La vieille école et les coups de talons

Enfant, je montais au poney-club, on m’a enseigné de taper sur mon poney pour qu’il avance. J’étais heureuse de monter à poney et j’avais une grande admiration pour mon instructeur. Donc je ne voyais pas pourquoi j’aurai eu à remettre en cause la méthode.

Le choc

Et puis, quelques années plus tard, j’ai découvert qu’une autre façon de faire, beaucoup plus douce, était possible. Ça a été pour moi un choc.

20 ans plus tard

Je raconte ici comment j’enseigne aux enfants de mon poney club, avec douceur et respect.

Dans toute cette première partie, je raconte mon histoire et d’après les commentaires, beaucoup de personnes ont pu s’identifier au récit de l’enfant que j’étais. Raconter son histoire est à mon avis un bon moyen de faire participer le lecteur. Le “je” lui permets de s’identifier, il fait remonter chez lui des souvenirs, des émotions. Mais la grande condition, c’est bien sûr d’être honnête, de raconter ce qui s’est vraiment passé et ce que vous avez vraiment ressenti. De toute façon, je pense que le lecteur saura toujours si vous le trompez ou si vous êtes juste.

Deuxième partie

“Essayons de comprendre ensemble le mécanisme des aides”

Je fais ici ni plus ni moins que mon travail d’enseignante d’équitation. J’explique au lecteur qu’il est possible de communiquer avec son cheval ou son poney dans la douceur et j’explique concrètement comment faire. Je veux dire par là qu’il est facile de dire “Ce n’est pas bien de faire ceci ou cela”, de faire prendre conscience de quelque chose à votre lecteur et puis de le laisser se débrouiller tout seul avec sa culpabilité. Le lecteur est venu chercher du contenu. Et je me dois de lui offrir des solutions concrètes.

Les lecteurs qui ont lu cet article ont aussi lu :  Et si on parlait ...de vous ?

Troisième partie

Cette partie est ici un peu plus “scientifique”. J’y explique concrètement les conséquences physiques, physiologiques et psychologiques chez le cheval. Donner des coups de talons fait beaucoup de dégâts. Le cheval présentant une réaction de défense en “neutralisant” les nerfs de la zone en contact avec le choc pour ne plus souffrir…mais devient pour le coup insensible à tout autre chose, et même blasé.

J’explique ensuite en quoi “mécaniquement” les coups de talons ont un impact sur la motricité du cavalier et sur son liant avec le cheval.

Cette troisième partie apporte donc des éléments concrets au lecteur sur les conséquences de ses actes et démontre, justifie, l’idée défendue dans l’article.

Enfin la dernière partie s’intitule “comment éduquer son cheval dans la finesse”.

Nous sommes à nouveau dans la technique. Le lecteur apprend des méthodes à utiliser avec son jeune cheval pour lui apprendre le code de communication mais surtout, et c’est là que je pense que beaucoup de lecteurs se sont sentis engagés, c’est que j’apporte aussi une méthode à mettre en place pour le cavalier qui donnait des coups de talons et qui souhaite changer sa pratique. Il découvre que c’est donc possible de changer les choses et de rééduquer son cheval.

Ouvrir le champ des possibles du lecteur va l’encourager à se mettre au travail, à changer sa façon de penser et à agir au quotidien. Si vous lui dites, “non ce n’est pas bien ce que tu fais” mais que derrière vous lui dites que c’est irréparable, cela l’incite juste à la dépression et à la culpabilité. De lui dire, moi aussi je suis passée par là et vous pouvez changer les choses, voici une méthode qui marche. C’est génial !

Comment mon audience a-t-elle agit ou réagit ?

Les lecteurs ont partagé plus de 800 fois l’article sur Facebook.

J’ai eu 140 nouvelles inscriptions en 24 heures à ma mailing list.

J’ai reçu de très nombreux messages de soutien, d’encouragement et aussi des messages de personnes qui souhaitaient changer leur façon de faire. Et rien que pour cela, ça vaut le coup de se lever à 5 heures du matin pour travailler sur mon blog !

En résumé

  • Une histoire
  • Une philosophie
  • Un contenu scientifique
  • Une dose d’humour dans l’écriture
  • Et surtout la vérité !

Voilà, j’espère, ami(es) lecteurs et lectrices, blogueurs ou blogueuses que cet article vous a plu. Je mets fin au suspense qui vous a tenu tout au long de cet article. Eh non, je ne suis pas devenue milliardaire après l’écriture de cet article 😉

Mon blog n’a pas encore remplacé mon autre métier ! Mais en tout cas, il m’apporte de jours en jours de nombreuses connaissances et beaucoup de partage ! Et ça, c’est juste génial !

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