Aujourd’hui, c’est ma première participation à la Cavalcade des Blogs. Le sujet a été lancé par le blog Qalo et Lolotte, qaloetlolotte.com, sur les bénéfices d’un pause en équitation. J’en profite d’ailleurs pour les remercier d’avoir remis la Cavalcade en route, j’aimais bien le principe en tant que lectrice, et je suis donc maintenant contente d’y participer en tant que bloggeuse.

Ah, les pauses j’en ai eu plusieurs dans ma vie, pour raisons médicales, pour raisons d’études, pour des heureux évènements… Mais je voulais vous parler aujourd’hui du bénéfice d’une pause dans le cheminement de travail avec un cheval.

LA PAUSE, UNE NECESSITE

Vous est-il déjà arrivé d’être en séance avec votre cheval dans le manège, rien ne passe, c’est la galère ! Vous avez beau demander, chercher le pourquoi du comment, vous n’y arrivez pas. D’ailleurs si on interrogeait votre Dadou, je suis sûr que comme vous, il témoignerai que cette leçon est complètement ratée !!

Le cheval ne comprends pas l’exercice, du coup son cavalier s’énerve … (version cavalier). Le cavalier s’énerve donc le cheval ne comprend plus l’exercice (version de Dadou)…

Je crois ne pas me tromper si je dis qu’une telle aventure est déjà arrivée à tout le monde ! Il y a des jours comme ça on devrait mieux arrêter. Et bien je vais vous dire un secret … C’EST CE QU’IL FAUT FAIRE ! Arrêtez tout, faites une pause !

Continuer cette séance va augmenter la frustration à la fois du cheval et du cavalier et risquer de briser le lien fragile de confiance et de communication que vous avez mis si longtemps à mettre en place.

L’exemple le plus flagrant de cette non-communication est dans l’exercice du van. Vous voyez le tableau, vous êtes devant votre van depuis maintenant presque une demi-heure, le cheval ne monte pas. Et vous entendez votre entourage, famille, professionnels, simple badaud qui passait par là et en profite pour vous dire comment lui ferais. “ Ne le lâche pas, si tu laisses tomber c’est lui qui gagne. Il ne faut pas le laisser là-dessus. Il prendra le dessus, et plus jamais il ne remontera dans un camion !”

Bon alors là, je me dis deux choses importantes :

1/ je ne suis pas en guerre contre mon cheval. Personne ne va gagner ou perdre d’ailleurs contre l’autre. Nous sommes ensemble, en relation l’un avec l’autre.

2/ Si je continue à m’énerver comme ça, c’est sûr qu’il ne montera plus jamais dans le camion.

Alors dans ces cas-là, je laisse tomber. JE FAIS UNE PAUSE. Je remets mon cheval dans son pré, je le ramène à pied ou je sors de la carrière si le problème arrive lors d’une séance montée.

LA PAUSE, UNE ACTION BENEFIQUE

J’ai découvert qu’à chaque fois que je faisais une pause d’un ou deux jours quand la situation était bloquée…elle se débloquait d’elle même ! Et oui, je suis persuadée que pendant cette pause, le cavalier et le cheval réfléchissent chacun de leur côté au problème. Du coup, quand on se retrouve devant la même situation, chacun a eu le temps d’envisager le problème sous un autre angle ou en tout cas, de prendre du recul par rapport à la situation.

Il me revient en tête une phrase d’Isabelle Fillozat, grande figure de la parentalité bienveillante et respectueuse : “ si tu ne peux pas changer le comportement de ton enfant, tu peux au moins changer la façon dont tu le reçois”. A mon avis cela peut complètement s’appliquer en équitation. Donc, devant une situation similaire, je vais recevoir le problème différemment. Je reste zen, je réfléchis, j’aborde les choses sous un autre angle. Et pour mon cheval, c’est la même chose !! C’est en ce sens que la pause est bénéfique car elle nous aide à prendre du recul.

LA PAUSE, UN PRINCIPE DE TRAVAIL

Cette expérience de la pause bénéfique, je l’applique maintenant dans ma méthode de travail, et notamment au moment du débourrage.

Quand mon emploi du temps me le permet, je préfère débourrer mes jeunes chevaux au mois d’avril. Je les travaille pendant un mois environ. Lorsqu’ils sont bien en confiance avec moi, qu’ils acceptent le cavalier, qu’ils ont un bon début de mouvement vers l’avant et répondent plus ou moins à la direction … Je les mets deux mois au pré à profiter de la bonne herbe du printemps: objectif farniente !

cheval-orage-au-galop

Et bien je vous assure que lorsque je les reprends début juillet, ils sont au top! Non seulement ils n’ont rien oublié mais ils l’ont mûri ! J’ai toujours l’impression quand je les reprends d’avoir des chevaux plus expérimentés et plus sereins. Ensuite, je les emmène en rando ou en promenade tout l’été. Car à mon avis, aucun exercice de carrière ne fera jamais autant progresser un jeune cheval que les sorties sur tout type de terrain ! Mais ça c’est une autre histoire, qui fera certainement l’objet d’un prochain article sur mon blog, A dada mon Dadou ! Au mois de septembre, ils sont ensuite au top pour le début des cours en manège.

LA PAUSE, UN OUTIL A AVOIR DANS SA MALETTE !

La pause, expérimentez, vous serez surpris ! Bien sûr, il n’est pas question d’arrêter dès qu’un problème se présente. Mais lorsque vous voyez que la situation est bloquée, que vous n’êtes plus au top moralement, que votre cheval est en stress ou s’ennuie, alors la pause s’impose.

Le processus est similaire avec mes autres chevaux de club. Car même si j’essaie d’avoir un planning résonné de travail, il arrive qu’un cheval ou un poney semble s’ennuyer en cours ou bloquer sur un exercice qu’habituellement il fait bien ou bien qu’il ne vient pas spontanément quand j’arrive avec mon licol au pré et bien je lui offre une bonne semaine de break !

Si cet article vous a plu, partagez-le !

Pour en savoir plus sur la Cavalcade des Blogs, visitez cette page de Qalo et Lolotte , ainsi que la page de lancement de la Cavalcade, du blog cheval-facile !

Aurélie, de A dada mon Dadou.

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