La chute, laissez tomber !

Lorsque l’on interroge le grand public sur leurs aspirations à pratiquer l’équitation, tous les sondages sont à peu près d’accord pour dire que le plus gros frein à l’équitation, c’est la peur de la chute…Et la principale raison à l’arrêt d’un cavalier, c’est aussi la chute !

la chute équitationDans la pratique même de l’équitation, la chute, c’est un peu le sujet Tabou. Alors on a plein de petites phrases toutes faites du genre “Faut tomber 100 fois pour être un bon cavalier” ou “C’est quand on tombe que l’on progresse”, “Que c’est le métier qui rentre” ou bien encore “ Qu’il faut absolument remonter tout de suite sur le cheval”. Tout cela pour faire passer la pilule de ce qui est, quand même, un gros problème en équitation. Du coup, on zappe le sujet au lieu de réfléchir vraiment à la chute, et de l’intégrer dans notre vie de cavalier.

Je voudrais avec vous m’interroger sur la chute en elle-même quand on est cavalier. Que ressent-on ?  Est-il possible d’y échapper ? Comment s’y préparer ? Comment se protéger ? Et quand elle arrive, comment la dépasser ?

Vaste programme donc.

Mais alors qu’est-ce qu’une chute ?

chute

La plupart des moniteurs ou des cavaliers ultra passionnés vous répondront que ce n’est rien du tout. Les cavaliers un peu plus clairvoyants ou à l’écoute de leurs sensations vous diront qu’une chute, ça fait mal et aussi ça fait peur. Deux notions, pourtant bien réelles que l’on essaie toujours en tant que parents ou en tant qu’encadrants de minimiser. On essaie souvent de réduire la chute à un simple passage, disons désagréable, avec pleins d’avantages d’ailleurs. Alors qu’en vrai, une chute ça fait mal et ça fait peur.

Alors pourquoi se le cacher ? Pourquoi ? La réponse est simple et elle est générationnelle. J’ai 30 ans, euh non 35 ans… et je suis d’une génération qui a appris à cacher ses émotions. Notre éducation, stricte et autoritaire nous a appris à mettre un couvercle dessus, à ravaler et à serrer les dents. Ce qui fait qu’aujourd’hui quand notre enfant ou notre élève a mordu la poussière, notre premier réflexe serait de dire “ Mais non, t’as pas eu mal, t’as à peine touché le sol ! Allez, allez, sèche tes larmes ! ”. Nous avons en fait peur que jaillissent de l’enfant des émotions, que nous ne serons pas gérer car nous même n’avons pas eu le droit de les exprimer …Et dans notre cerveau, se met en place un circuit de stress.

Que se passe-t-il alors chez l’enfant qui est tombé ?

Sachez d’abord que l’enfant croit en vous, vous êtes son moniteur, son parent, sa tata … Bref vous êtes cavalier et vous êtes un modèle pour lui. Et donc, quand vous lui dites qu’il n’a pas vraiment eu mal, qu’il a juste eu un peu peur, il vous croit. Mais pourtant que ressent-il vraiment ? Il peut ressentir de la douleur, de la tristesse, de la colère aussi d’être tombé et de la peur envers son poney. Du coup, il se crée un décalage entre ce que l’enfant perçoit et ce que vous lui dites. Ce qui va créer chez lui un sentiment de mal être, de se sentir bizarre car il ne ressent pas ce qu’il faut. Et s’il s’écoutait vraiment, il n’aurait peut-être pas envie de remonter sur le poney.

Il y a alors deux possibilités : soit l’enfant perd la confiance qu’il avait en vous car il a l’impression que vous lui mentez, que vous minimisez ses émotions comme si elles étaient peu importantes. Ou alors, l’enfant va se déconnecter de son corps et de ses émotions petit à petit et va lui aussi apprendre à ravaler ses sentiments et à serrer les dents.

Que se passait-il pour vous quand vous tombiez de poney enfant ?

Moi je me souviens clairement de la réaction de mon moniteur … Il restait planté au milieu du manège, plié en deux “littéralement” car mort de rire. Mais alors vraiment plié de rire. Et après ? Et bien c’est tout. Il restait au milieu de son manège et reprenait son cours.

Que se passait-il pour moi (et pour les autres élèves)? Imaginez un peu, vous venez de faire une grosse chute. Le sol du manège a beau être du sable, il n’en reste pas moins dur. Donc vous avez mal, et vous pleurez. Et quand vous relevez la tête vous voyez votre moniteur, et souvent les autres élèves, se foutre de votre gueule, et finalement vous humilier. Alors, vous essuyez vos larmes, avec vos mains pleines de sable, vous vous relevez comme vous pouvez. Et vous allez chercher votre cheval en clopinant.

Est-ce que j’avais vraiment envie de remonter dessus ? Pas toujours non. Mais il été hors de question de dire quoi que ce soit, car finalement, j’avais plus peur du moniteur que du cheval. Donc je remettais le pied à l’étrier et je remontais.

Avec le recul, je me dis que c’était vraiment de l’humiliation. Mais comment j’ai pu continuer à prendre des cours ?

Mon approche de la chute, avec mes élèves

Cette expérience, je l’ai toujours en tête quand je vois un de mes élèves au sol. Alors, même si mon premier réflexe, même si la façon d’agir la plus confortable pour la gestion du groupe et du reste de mon cours serait de minimiser la chute, je ne le fait pas, ou tout du moins j’essaie de ne pas le faire.

Que faire alors ?

Et bien je fais ce que j’ai appris au cours de mes lectures et des formations que j’ai suivi sur la parentalité positive, bienveillante et respectueuse, je vais vers l’enfant et je lui demande comment il va.

Les lecteurs qui ont lu cet article ont aussi lu :  Comment réagir face à un cheval chaud en promenade ?

“Oh là là, t’as fait une grosse chute, là. J’ai vu, tu es tombé fort sur le côté de la hanche. Est-ce que tu as mal ? Est-ce que tu veux qu’on regarde ? Ah oui, tu es éraflé, ça te pique ? […] Est-ce que tu peux te relever ? Qu’est-ce qu’on fait ?  Tu préfères t’asseoir un peu ou est-ce que tu te sens prêt à remonter sur le poney ?…”

En gros, vous avez vu le principe. J’essaie d’accueillir les émotions de mon cavalier. S’il est petit, j’essaie de mettre des mots dessus pour l’aider à les cerner…et je ne l’oblige absolument JAMAIS  à remonter à poney aussitôt. Il remontera quand il sera prêt. Et je vais vous dire un secret, quand vous leur laissez le choix, ils remontent toujours. A part bien sûr si la chute a causé une douleur trop importante.

Mais la chute est–elle vraiment un passage obligé ?

Bien que je travaille mes poneys et mes chevaux de club dans le but d’avoir de chevaux fiables et sécurisants pour mes élèves, il faut reconnaître que l’on travaille avec du vivant, avec un animal musclé et puissant et qui a sa volonté propre. Donc, quelque part, la chute est inévitable.

Pour autant, toutes les chutes ne sont pas liées au caractère du cheval. L’équitation est un sport d’équilibre où le cavalier doit constamment adapter son équilibre à celui du cheval. Par conséquent, il se retrouve souvent pendant son apprentissage en situation de déséquilibre et donc de chutes potentielles.

Les principales chutes

Voici les principales causes de chutes que j’ai pu expérimenter ou répertorier (vous pouvez cocher pour voir si vous avez tout le palmarès!)

  • La chute de désaccord :

    J’appelle la chute de désaccord lorsque le cheval et le cavalier n’ont pas pris la même décision. Tourner à droite quand l’autre veut tourner à gauche. Franchir un obstacle alors que l’autre passerait bien à côté…

  • La chute de gaieté :

    Ah ! Un moment que les cavaliers débutants n’aiment pas : quand leur cheval est super content ! Il fait un peu frais ce matin, Dadou est super content d’aller faire un petit galop …Et qui dit content dit tête entre les antérieurs, queue en l’air et petites ruades !

  • La chute d’équilibre :

    Ici le cheval est innocent je vous jure ! Dadou est super attentif, super équilibré et calme mais le cavalier a du mal gérer le déséquilibre de sa position. Très souvent arrive un réflexe très fort ancré en nous tous, le réflexe de la position fœtale. Le cavalier se recroqueville sur lui-même, recule son bas de jambe, serre ses genoux et bascule ses épaules en avant …Vous connaissez la suite ? Alors, vous pouvez la cocher celle-ci !

  • La chute de peur :

    Ah celle-ci je la déteste car c’est souvent là que les cavaliers se font le plus mal. Certains cavaliers ont un réflexe assez étrange, en cas de panique, ils sautent. La peur peut être liée à un départ au galop, ou à un autre poney qui s’approche les oreilles baissées et le cavalier ne prend pas la peine de réfléchir, il saute…et très souvent se fait mal.

  • La chute panique :

    Là, Dadou est en cause. Le cavalier chute car le cheval se met à paniquer sur un élément extérieur, un bruit ou un objet et c’est la débandade ! J’ai un souvenir particulièrement anxiogène sur ce genre de chute:

    J’avais la chance il y a quelques années d’avoir tous les mercredis après-midi des avions de chasse de l’armée qui passaient en rase-motte au-dessus de ma carrière. Un jour où j’avais six enfants débutants à shetlands, j’ai vu l’avion arriver. Il est passé tellement bas que j’ai dû me boucher les oreilles. Pour vous dire, j’ai pu voir les écritures au-dessous de l’avion. Je n’ai même pas eu le temps de dire “Attention les enfants, un avion” que mes six petits bouts de chou étaient déjà par terre, tous les poneys ayant démarré au galop. J’ai toujours ce groupe, ils sont à cheval aujourd’hui et je peux vous dire qu’à chaque fois qu’ils voient un avion de chasse, ils y pensent (tout comme moi). Mauvais souvenir.

  • Les chutes à la con :

    Dans cette catégorie au nom charmant, je mets toutes les chutes cocasses, diverses et variées. Comme celle par exemple d’une de mes cavalières, tellement prise par le jeu au horse-ball, qui une fois la balle dans les mains, se croit au basket et pousse très fort sur ses jambes pour lancer le ballon dans le panier …Et super contente se rend compte qu’elle marque, OUI !!! Avant de se rendre compte qu’elle s’est désolidarisée du cheval et de s’écraser par terre (véridique !). Ou celle qui nous est tous arrivée étant de gamins, le poney baisse la tête pour brouter et nous on fait toboggan sur l’encolure !

  • La chute “matériel” :

    Ca, ça fait partie des chutes qui pourraient être évitées. Une selle mal sanglée, une étrivière qui casse …

  • La chute collective :

    Celle-ci fait mal, je vous assure je l’ai cochée. Collective veut dire que le cheval et le cavalier tombent en même temps … Aïe !

  • Et pour finir la chute mariolle !

    Mais qu’est-ce que c’est ? C’est quand le cavalier fait le mariolle et se casse la binette. Celle-ci aussi je la coche. Un année, pour un spectacle je m’étais bricolé une selle pour faire de la cosaque. J’ai fait la figure du dissimulé devant le public et comme c’était le thème de carnaval, j’ai lancé des confettis en l’air, qui sont retombés sur la tête de mon cheval … Autant vous dire que cela ne lui a pas plus, il m’a fait un écart ! Et moi, je suis tombée sur le coccyx, devant 300 personnes !

 

Mes 9 conseils pour éviter la mauvaise chute :

1. Bien choisir Dadou

J’ai la profonde conviction que le choix de votre cheval est plus important que votre équipement. Je veux dire par là que lorsque l’on pense protection, on pense bombe, gilet, airbag …Il sont importants, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Mais la meilleure protection que vous puissiez vous offrir c’est un cheval de qualité, travaillé. Donc mon premier conseil est le suivant : Refusez de monter le poney du voisin ou du grand-père qui n’est pas sorti depuis 3 mois. Si votre cheval a besoin d’exercice, travaillez-le à pied, à la longe avant de monter.

2. Apprenez à gérer votre stress

Par exemple avec de la méditation. Nous rencontrons tous pleins d’obstacles, physiques ou psychiques dans notre pratique de l’équitation et savoir reconnaître ses émotions et les accueillir va vous permettre d’aller de l’avant.

3. Anticiper et se préparer

De même, vous le savez en mettant le pied à l’étrier, la chute arrivera un jour ou l’autre. S’y préparer, c’est déjà l’accepter …et la dépasser.

4. Faites de l’exercice

Entretenez votre corps pour gagner en souplesse et en agilité. On n’y pense pas forcément et pourtant, pour avoir un large panel de cavaliers devant les yeux toutes les semaines, je peux vous dire qu’un cavalier rigide tombe beaucoup plus fortement qu’un cavalier souple et agile. Samedi dernier, j’ai eu une chute d’une de mes cavalières qui est par ailleurs voltigeuse, et quand elle a chuté, c’était presque beau. En légèreté et avec souplesse. Inutile de vous dire qu’elle ne s’est pas fait mal.

5. Gardez la ligne.

Ce conseil va de pair avec le numéro 3. J’ai constaté que les cavaliers en surpoids tombaient très souvent plus lourdement et donc se faisaient plus mal.

6. Ayez conscience de votre niveau

Avoir conscience de votre niveau va vous permettre de choisir votre cheval en conséquence.

7. Progressez à petit pas.

Rien ne sert de faire des exercices niveau galop 6 …si vous n’êtes qu’au galop 4.

8. Soyez à l’écoute de votre corps.

Je veux dire par là qu’il vous faut savoir où vous en êtes pendant votre séance. Ecoutez votre corps va vous permettre de mesurer votre état de fatigue. C’est important de vous arrêter quand vous sentez votre corps fatigué, même si la séance n’est pas terminée. Faites en fonction de votre forme et de votre âge.

9. Ne vous mettez pas la pression !

J’ai souvent des cavaliers qui arrivent en me disant : “Je pars en voyage demain ou j’ai une réunion super importante …il ne faut surtout pas que je tombe”. Dans ces cas-là, ne montez pas car vous êtes quasiment sûr de vous faire mal. Il vaut mieux rater une séance que de la faire en étant complètement stressé.

Ca y est, vous êtes le nez dans le sable ?

Vous venez de chuter. Vous avez certainement le souffle coupé. Pas de panique, c’est normal et cela fait ça quasiment à chaque chute sur le dos.

Ne vous relevez pas trop vite. Pensez d’abord à respirer et faites un scan mentalement de votre corps. Personnellement, je fais ça à chaque fois et cela me permet de ne pas paniquer. Vous savez d’être envahi par toutes ces pensées (“M…de, comment je vais faire pour aller chercher mes enfants à l’école, et mon travail, la réunion bidule truc !” Ou même de ressentir de la colère “Pu..in de cheval de M…, pourquoi j’ai pas choisi activité Ping-pong ?).  Donc, je respire et je fais un scan : donc mes pieds, ça va. Ma jambe droite, un peu mal, mon bassin ok….

Comme je le disais tout à l’heure, essayez de décrire votre douleur, qu’est-ce que cela vous fait. Est-ce que la douleur diminue, augmente …

Si vous en avez envie ou besoin, vous avez le droit de rester au sol et de pleurer ! C’est absolument normal de pleurer quand vous avez mal ! (Et non, vous n’êtes pas un bébé…)

Pour ce qui est de remonter sur votre cheval, c’est vous qui voyez. C’est vrai que moi j’ai tendance à vouloir remonter mais j’ai été conditionné comme ça pendant mon enfance. Après, je ne crois pas trop à la fameuse phrase, “Si tu ne remontes pas maintenant, tu ne remonteras jamais”. Ecoutez-vous, vous seul savez.

Et après ?

Après une chute, je vais quasiment toujours voir l’ostéopathe. Pour vérifier que tout aille bien. Si par contre, vous sentez que ça ne va pas, n’hésitez pas à aller aux urgences. Je sais bien que les cavaliers sont plutôt durs et aiment croire que “ça va passer”. Néanmoins, ne faut-il pas mieux attendre 5 heures aux urgences…pour rien que de rentrer à la maison et de se rendre compte au bout de 2 jours qu’en fait, ça ne va pas du tout ! (Petit mot à mon entourage : Merci de me faire lire ce conseil à ma prochaine chute)

Voilà, si cet article vous a plu, pensez à la partager !

J’aimerai bien avoir dans les commentaires vos expériences de chutes, comment vous les avez ressenties ? Votre moniteur vous a t-il accompagné ? Avez-vous été bloqué par la suite ? Si oui, comment avez-vous envisagé les choses ?

Merci de vos réponses !

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22 Commentaires

  1. Camille, du blog PONY DRIVER.

    Même si je n’ai que vingt-et-uns ans, il faut croire que j’ai été éduquée en mode « cachons nos émotions » parce que c’est ce que je fais en tombant. xD « Tout va bien, tout va bien…! » et foncer chercher le poney. Pourtant, ma coach est top là-dessus : si on va bien, alors elle en rit. Sinon, c’est prendre son temps, respirer, s’asseoir, boire un coup…
    Bon, ma dernière chute m’a cassé deux os donc là, difficile de faire comme si tout allait bien en revanche… Petite chute, grosses conséquences (pas graves, mais longues, pénibles et douloureuses), ça fait remettre beaucoup de choses en question !

    En tout cas, ton article tombe bien, je réfléchissais à en écrire un moi-même suite à mon expérience (ou plutôt mon palmarès) de 2016-2017 plutôt chargée en vols planés. J’aime bien les noms que tu as donné aux chutes ! J’ai donc trois chutes collectives et une chute de désaccord à mon actif pour la saison dernière… 😀

    Réponse
    • Aurélie A dada mon Dadou

      oh lalala, 3 chutes collectives ! Sacré palmarès ! En tout cas merci de ton commentaire 🙂 et préviens-moi si tu écris un article sur le sujet

      Réponse
  2. Laura

    J’ai adoré ton article et ton analyse du ressenti potentiel de l’enfant que j’ai trouvé très juste. Merci beaucoup 🙂
    Je suis étonnée aussi du fait que les enfants choisissent pour la plupart de remonter quand on leur laisse le choix, malgré que l’adulte référent n’ait pas minimisé la chute. C’est une vraie question que tu poses. De prime abord j’aurai tendance à croire qu’il ne faut pas minimiser la chute pour les raisons que tu cites (sentiment de ne pas se sentir épaulé alors qu’on a mal et peur mais aussi vérifier qu’il n’y a rien de plus grave, c’est quand même la base). Mais j’aurai tendance à croire également qu’il faut faire attention de ne pas trop en faire. Je m’explique. Si l’adulte référent semble stressé par l’événement ou pose tout un tas de questions, ce stress (réel ou non) pourrait être perçu comme tel par l’enfant qui n’était pas lui même inquiet initialement. Et si ce dernier ne s’est pas blessé, je me dis que de « minimiser raisonnablement » peut lui donner du courage pour « passer à autre chose ». Exemple : Je suis l’enfant, je suis tombé. J’ai eu peur donc je peux pleurer de peur mais je ne me suis pas vraiment fait mal. L’adulte me demande si ça va, je vais bien physiquement. Il minimise alors raisonnablement l’incident, je me dis qu’il a raison donc je reprends du courage pour remonter.
    Finalement ce qui est très dur pour trouver l’équilibre entre trop minimiser ou maximiser la chute c’est d’évaluer le degré de peur qu’a pu ressentir l’enfant… Pas facile d’enseigner !
    Aussi – je pense à autre chose – est-ce que le fait de minimiser la chute n’est pas un moyen pour l’adulte de se rassurer lui-même ? Bien entendu, dans le cas de ton ancien moniteur je pense que c’était juste un sadique « à l’ancienne ». Lol.
    Et maintenant que j’y suis, ceci m’amène encore à une autre réflexion (très inspirant ton article dis donc), c’est la question des parents d’aujourd’hui qui sont de plus en plus stressés quand leur enfant monte à poney. Toi qui est enseignante (même si tu es encore jeune), as-tu remarqué une différence par rapport aux anciennes générations de parents ? Ont-ils davantage peur que leur enfant chute ? Sont-ils conscients que cela ait inévitable comme tu le soulignes justement ?

    Enfin, pour répondre à ta question, ma dernière chute marquante date d’il y a 4 ans maintenant avec une jument que j’avais en DP. C’était une chute collective de type jument qui se fauche dans un pré en extérieur, ce qui m’a valu 4 jours d’hôpital et plusieurs semaines d’arrêt.
    Désormais quand mon cheval qui manque encore de travail au galop tourne en total déséquilibre je ne peux m’empêcher de penser à mon vieil accident à chaque coin de carrière. Je crois que je ne m’en suis toujours pas remise ^^.

    Réponse
    • Aurélie A dada mon Dadou

      Merci pour ton commentaire. C’est vrai je voulais poser beaucoup de questions avec cet article qui est pour moi un article « pilier » dans le sens où c’est un des fondements de ma manière d’enseigner. Le problème « d’en faire trop » ou pas est une bonne question. En fait, c’est tout l’enjeu de l’écoute. Pas je discute mais j’écoute. Et comme tu le dis, l’enseignant doit pouvoir être posé pour aborder l’enfant qui a fait la chute, et ne doit effectivement pas ajouter son stress à celui éventuel de l’enfant. Rien de facile et c’est avec la pratique que l’on améliore ! Je fais actuellement une formation de parentalité positive et nous avons un exercice, s’appeler chaque semaine en binôme et pendant 15 minutes, chacun écoute l’autre, sans intervenir, pour nous aider à vraiment ECOUTER. Sinon, non je n’ai pas l’impression que les parents d’aujourd’hui soient particulièrement plus stressés par rapport à la chute, mais cela ne fait que 15 ans que j’enseigne donc je n’ai pas vraiment le recul d’une génération. Par contre, je vois une différence avec les chutes de mes enfants et les chutes de mes élèves. Pour les chutes de mes enfants, je me sens coupable, alors que je n’y suis pour rien, comme si c’était moi qui les obligeait à monter à poney alors que c’est une demande de leur part. C’est bizarre, il doit y avoir des trucs de mon enfance là dedans … affaire à suivre !

      Réponse
      • Laura de Cheval en questions

        Merci pour ton retour. C’est vrai qu’il y a beaucoup à en dire, on entre dans la psychologie humaine. C’est super intéressant !
        Au plaisirs de te lire.

        Réponse
  3. Caroline

    Que de vérités dans cet article ! Je me souviens encore d’une chute quand j’étais petite (type désaccord 😀 ) où je me suis faite vraiment mal (nez cassé (casque trop grand), avec la respiration coupée, donc panique, d’où grand cri. Ma monitrice arrive, je lui dit en haletant que j’arrive plus à respirer et sa réponse : « Ça m’étonnerait, on t’a entendue crier de l’autre côté de la carrière »… Ce n’était clairement pas la réponse qui m’aurait fait du bien. Je me suis sentie humiliée et cette monitrice est descendue à jamais du piédestal où je la voyais.
    Après effectivement, je suis à chaque fois remontée sans plus me plaindre, douleur ou pas douleur, fatigue ou non (j’ai enchaîné 3 chutes d’affilée sur le même obstacle, une fois, crevée à aller chercher le cheval rentré à l’écurie à chaque fois. Merci les carrières non clôturées…).
    Je suis bien contente que les mentalités évoluent. Je vois dans mon club actuel la gentillesse et la compassion des moniteurs quand un petit (ou non) tombe. En espérant que tout le monde aille dans ce bon sens de nos jours !

    Réponse
    • Aurélie A dada mon Dadou

      Merci Caroline pour votre commentaire ! Effectivement, c’est une réponse qu’aurait pu avoir aussi mon moniteur sur le souffle coupé : « ça m’étonnerait, on t’as entendu crier de l’autre côté de la carrière ! ». Oui les mentalités évoluent en parentalité, en éducation et par ricochet dans le monde du cheval, et ça fait chaud au cœur ! A bientôt

      Réponse
  4. valerie casses

    Super article. J’ai coché toutes les chutes. Celle qui m’a fait vraiment mal, c’est la chute de désaccord (3 mois d’arrêt) et la plus peur c’est celles ou on est tombées toutes les 2 (2 fois). Je pensais plus à ma ponette qu’à moi. La chute continue de me faire peur car ma ponette a souvent des crises de panique et lorsqu’elle part, même si je ne me suis pas fait mal jusqu’à présent, j’y pense et c’est un cercle vicieux car elle ressent ma peur. C’est que sur la route avec les gros véhicules mais ça devient un vrai frein à mon équitation alors qu’en forêt, on se laisse aller et là on est synchro. Elle a beaucoup de sang. C’est moi qui lui ais appris à sortir et à cause de ma peur je dois recommencer à 0. C’est pour trouver des conseils que j’ai » atterrie » sur ce blog et j’y trouve plein de choses intéressantes. Le côté psychologique y est traité et pour moi, c’est essentiel. Pour ma part, j’ai commencé l’équitation à 35 ans et ma monitrice (qui a arrêté le métier) est quelqu’un de très humain et pédagogue. Elle ne minimisait pas les chutes et ne m’a pas traumatisé ni les petits cavaliers. Elle m’a transmis sa passion pour ce fabuleux animal.
    Merci pour vos conseils.

    Réponse
    • Aurélie A dada mon Dadou

      Merci Valérie pour ton commentaire ! Et bravo pour ton score, tu as tout coché 😉 Oui je suis d’accord avec toi que sur une chute, le côté psychologique est aussi important que le côté physique ! Bon courage pour la suite 🙂

      Réponse
  5. Isabelle

    Merci Aurélie. J’ai découvert à dada mon Dadou justement parce que j’étais immobilisée par une entorse du genou suite à une chute de cheval. Il faut dire que réaliser le rêve de toute une vie en commençant à monter à cheval à 60 ans relève un peu de la folie, mais mieux vaut tard que jamais. La première fois que je suis tombée, j’ai réussi à transformer ma chute en cascade (j’ai pratiqué la gymnastique il y a très longtemps), mais la deuxième fois, je ne me suis suis pas sentie tomber, j’ai vu les rênes voler et me suis retrouvée par terre, c’est mon genou qui a amorti le choc, je suis remontée aussitôt car en fait, je n’ai même pas eu le temps d’avoir peur. Je vous ai donc découvert longuement et compris notamment grâce à vos conseils pourquoi il ne fallait pas serrer les genoux. J’essaie de mettre en application ce que l’on m’enseigne, ce n’est pas toujours évident mais j’insiste et espère progresser.

    Réponse
  6. Henri Barth

    Je suis cavalier de loisir et j’ai 71 ans .
    Je n’ai plus le « droit » de tomber car la souplesse n’est plus là.
    Vos commentaires sont judicieux et j’ai expérimenté beaucoup de ces situations.
    Je voudrais aussi rajouter qu’il ne faut pas monter si l’on n’en a pas vraiment envie et que l’on n’est pas en forme.

    Réponse
  7. Annette Fournier

    Bonjour Aurélie et bonjour à tous ! Merci pour votre superbe article où je me retrouve bien dans des chutes parfaitement identifiées, ce qui permet également une analyse de mes défauts passés ou présents (2 chutes désaccord, 1 chute d’équilibre, 2 chutes collectives et 1 chute de peur qui m’a immobilisée pendant un an…). Comme Isabelle j’ai commencé l’équitation sur le tard, à 57 ans, mais suis passionnée par le lien avec les dadous. Cavalière laborieuse, devenue « trouillarde » après toutes ces chutes faites plus jeune pour la plupart, et à l’époque n’ayant aucune technique, j’ai toujours l’envie de « partager » avec mon cheval mais ne suis plus aussi dynamique et volontaire qu’avant. Je désire dépasser mes frustrations et appréhensions. Inscrite dans un club que j’aime beaucoup, avec une monitrice au top mais qui n’est pas vraiment dans l’empathie, et un groupe où je suis de loin la plus vieille, j’ai fini par accepter de prendre mon temps pour apprendre, nettement dépassée dans le temps d’apprentissage par les plus jeunes. Le souci est que dès que je passe un écueil, un autre arrive tout de suite après… J’ai le sentiment de progresser plus dans le regard des autres que dans mon propre ressenti 😉 Mais je m’accroche. Le plus dur restant à gérer sont ces maudites appréhensions qui apparaissent parfois sans que je les sentent arriver. Pour un même exercice, une fois ce sera sans aucun « prise de tête », et une autre fois une source d’angoisse car je me sens dépassée par le niveau du groupe et par mon propre niveau. La difficulté étant qu’en adulte débutant, il est très difficile de trouver des cours collectifs, et que si l’on en trouve nous sommes rassemblés en un même cours avec des niveaux très divers. Ce qui peut être moteur, mais aussi très démotivant. Je me sens nettement plus à l’aise en extérieur et randonnée où je me pose bien moins de questions et n’envisage pas de chutes, comme en club. En tout cas, cet article, pose une nouvelle réflexion sur la technique, la psychologie, la position et ouvre de nouvelles portes de réflexion. Merci beaucoup Aurélie !

    Réponse
  8. LQPC

    Coucou Aurélie,
    Merci pour cet article.
    J’ai arrêté l’équitation il y a plus de 10 ans à la suite d’une chute de désaccord (j’allais tourner à droite, un lapin est sorti de nul part et la jument que je montais est partie à gauche sans moi XD). Résultat : 1 lombaire fracturée, et mon bpjeps je lui ai dit adieu… Incapacité de monter pendant X mois et je ne pouvais plus faire de trot assis car trop de gêne.

    J’ai eu l’opportunité de m’y remettre il y a 2 mois car j’ai fait acquisition d’un cheval. Pour ma première sortie, j’étais accompagnée d’une cavalière très expérimentée, et PAF ! J’ai mangé la terre d’un champ fraîchement labourée. Dadou est parti à fond dans le champ, déséquilibrée par un petit écart j’ai perdu un étrier. En le remettant j’ai eu un mauvais appui et me suis fait mal au genou. Du coup le réflexe (tu sais, celui qui te fais faire un mouvement de recul XD) j’enlève le pied et là, ma chute au ralenti comme dans les films, dadou qui avance, moi l’impression de rester sur place, je passe sur la croupe, je vois mon cheval passer devant moi (j’aurai presque eu le temps de lui faire signe de la main genre « salut on se voit plus tard ») et boum. Souffle coupé. Le seul bobo que j’ai eu c’est le genou endoloris par une légère entorse dûe à ce mauvais appui. La cavalière qui m’accompagnait a sauté de son cheval pour venir me voir et m’ouvrir le gilet pour reprendre mon souffle (oui j’étais équipée). Je lui ai dit de partir à la recherche de mon cheval, qui par chance était rentré tout seul à la pâture ^^

    Bref cette chute j’ai eu le temps de passer par toute les phases, « c’est bon je tombe pas j’ai retrouvé l’étrier ! », « Ah m..de mon genou », « j’ai perdu l’équilibre ! », « C’est mort je vais tomber… », « Ça y est je suis par terre, je vais bien ! »

    Quand je me remémore ma chute j’en rigole toute seule car je ne me suis pas fait mal en tombant et parce que je peux la visualiser en intégralité et au ralenti dans ma tête XD

    Réponse
    • Aurélie A dada mon Dadou

      Merci de votre témoignage ! Oui c’est fou comme sur certaines chutes, le temps pour paraître long ! A bientôt

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  9. Kat

    Lire ton article fait du bien. J ai passé une reprise de m#### dimanche avec une mono qui m engueulait toutes les 5 secondes ( à juste titre mais sans prendre en compte ma peur ) et j’ai fini par paniquer quand mon cheval a tenté de s emballer… j ai vu ma tête s ecraser sur le beton dans mon cerveau. La mono a soufflé d exasperation en parlant à sa pote et une gosse 15 ans plus jeune de dire «  y a pas de raison d avoir peur ».
    En 10 ans, des chutes j en ai fais plein. Des soleils avec Reine tous les mercredi ou presque, du Rodeo avec Belfasse, du cabrage, deux pietinements… je suis toujours remontée.
    Y a une semaine, on m a donnee un cheval cinglé qui répond bien à la main mais pete des cables avec presque tous les cavaliers pendant la reprise. Au point que beaucoup on mis leur veto pour ne pas le monter. Je suis nouvelle. Je tombe une première fois en adulte sur le dos. Je me releve illico. Je remonte. La deuxième dans la foulée, cette fois sur la tête. Je sais que la c est plus grave. J attends un peu.je remonte. La troisième, je l evite de justesse.
    Au travail, le lendemain, les douleurs augmentent : diagnostic des urgences traumatisme cranien sans necessite d operer. «  votre bombe vous a sauvé la vie et le sable du manège », « si vous etiez retombée à la troisième, cela aurait pu être plus grave ».
    En remontant 10 jours après alors que les douleurs sont à peine estompées et contre avis médical, je voulais ne plus laisser la peur me mener par le bout du nez. Au final, je suis contente d’être remontée dimanche mais contrairement à d’habitude, j ai pu voir ma peur et mon appréhension de tomber de nouveau ou de l acceptation de l expression du comportement de mon cheval sous un autre jour… et teinté de peur.
    Si un élève qui plus ait un adulte vous dit qu il a peur, pourquoi les mono ne comprennent pas qu il a alors besoin de réapprendre a faire confiance au pas, au trot, au galop déjà. Reines longues , reines courtes… reprendre confiance demande du temps.

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    • Aurélie A dada mon Dadou

      Bonjour Katie, je suis contente que cet article vous ait fait du bien. Je m’interroge aussi sur les capacités de la monitrice et sur l’éducation des chevaux … Votre témoignange est plus qu’interpellant. En tout cas, je comprends votre peur de remonter à cheval car ce qui vous est arrivé aurait pu être très grave. Si cela peur vous aider, j’ai crée une formation gratuite de 7 jours, sous forme de podcasts pour les cavaliers dans votre situation, alors n’hésitez pas à vous y inscrire. J’espère que cela vous aidera 🙂 Voici le lien : https://adadamondadou.systeme.io/5c92d39d-c30ee031

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  10. sarah

    Bonjour, Je découvre votre site pour la première fois et j’aime beaucoup votre article. Je viens justement de subir ma ou plutôt mes premières chutes samedi passé. J’ai 30 ans et prend des cours depuis presque un an, pour pouvoir maitriser un cheval et partir en balade. Je monte des chevaux de propriétaire dans une petite écurie. Dans la plupart du temps je monte 3 boules de poils différentes. Par fainéantise, je me suis mise en tête d’acheter des étriers pour ne plus perdre de temps à changer la mesure des étrivières. Du coups temps qu’à faire, autant prendre des étriers de sécurité, pcq on ne sais jamais. Me voila donc partie avec mes étriers flambant neuf pour un essai avec une demoiselle pleine d’énergie qui aide à bien comprendre la mise en main. Elle n’a peur de rien en général sauf la ou elle me fait un arrêt et un volt de face de la mort qui tue. J’essaie de me rattraper, la sécurité de mon étrier lâche et je m’éclate au sol sur l’asphalte. Ma prof tien les chevaux ne sais trop quoi dire, je pense qu’elle est autant en état de choc que moi. On marche un peu et je tente de remonter en selle. Là je me sent nul pcq j’arrive pas à remonter, je me sent lourde. On trouve une butte et on redémarre mollo. Et la je pense que le destin me disait que cette balade n’allait pas bien se terminer. Des chiens qui déboule de partout comme des enragés, des gens aussi doux qui nous passe a deux centimètres… un petit chemin de terre qui monte et nous voila parti au galop. Je tente de me détendre, de bien me caler en selle et hop nouvelle écart, pour je ne sais quel raison, elle part brutalement dans le champs à gauche. La c’est le mélange d’une chute en perte d’équilibre et de peur. Je subis mon manque de volonté… et plus de cheval. Au final sa se termine bien, juste moi qui suis avec un nuque et un dos en bois. De gros bleue et probablement une côte froissée. Ma mono est inquiète mais je lui dis que ça va, je ris jaune avec les autres personnes qui s’inquiète également. Je repart avec quelques conseil pour soigner les bobos et dans la voiture je pleure. La peur, l’anxiété,… Mon orgueil ne voulait pas montrer ma faiblesse. Je rentre chez moi en me disant que ça ira mieux demain avec tout de même cette peur de ne pas se réveiller le lendemain (vive le mélodrame d’avoir pris un coup sur la tête ^^) . Au final je remballe mes étriers de sécurité pcq je n’ai pas confiance, pas forcément en leurs efficacité mais peut être plutôt en ma capacité de cavalière. Si mes pieds étaient bien ancré et n’avaient pas bougé, l’accident ne serait peut être pas arrivé. Je me considérais dans le début du niveau intermédiaire mais peut être que je suis trop hâtive et doit encore me dire que je suis débutante. Je l’avoue, j’ai peur de ne pas savoir gérer mon anxiété la prochaine fois que je vais monter.

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  11. Nathalie Mld

    J’adore votre article, c’est tellement vrai.
    Pour ma part, je me vois dans le cas du désaccord de direction entre la cavalière et son cheval et ne pas sauté l’obstacle et passer à côté … et le faites, d’attendre 15 jrs avant d’allée faire une radio et finalement qu’on vous annonce que vous avez la C7 et la D3 de casser !
    Bref, tout le monde a sa propre histoire pour faire rire ????.
    Je reste très fidèle à vos articles très bien écrits et si réalistes du monde Equestre ainsi que de la pédagogie des instructeurs.

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  12. Aurelie

    Bonjour,
    J’aime beaucoup votre article. Ma fille de 9 ans monte depuis 3ans. Elle s’est découvert une vrai passion pour l’équitation. C’est pour elle sa bouffée d’oxygène hebdomadaire. Mais voilà, 1ère chute violente l’an dernier avec fracture de l’humérus droit. Elle est remontée avec un peu d’appréhension mais beaucoup de volonté. Et hier de nouveau chute. Cette fois fracture de l’humérus gauche…. Il s’agit à chaque fois de chute de déséquilibre. En tant que parent et vu ce que chaque chute engendre on aimerait temporiser la pratique de l’équitation. Mais comment l’aider, lui faire comprendre.
    Je précise qu’elle n’était pas retomber entre les 2 fractures….
    Merci d’avance.

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  13. mailleuchet

    merci pour cet article . il y a plus de 30 ans je suis tombée ce qui m’a valu 6 mois de réa et plus d’un an de rééducation. au revoir le dadou pendant près de 20 ans , mais les chiens ne font pas des chats et ma fille m’a demandée d’apprendre l’équitation . quelle horreur … que devais je faire? je l’ai accompagnée puis j’ai repris moi même des cours . si mon niveau durant ma jeunesse était plutôt bon aujourd’hui je pense avoir à peine le niveau galop 2 malgré 6 ans de pratique …. parfois je désespère mais j’ai peur et pourtant je ne veux pas arrêter. j’attends beaucoup de vos potcasts peut être vais je comprendre ce qui m’arrive et enfin avancer. j’avoue parfois que je désespère

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  14. Laurence

    Bonjour,
    Ca me fait réfléchir tout ça, car il y a 10 ans une jument que j’aimais bien m’a catapultée en balade pour faire un petit galop ! J’ai pensé roulade, donc j’ai fait un salto plutôt que m’écraser platement sur un sol dur ! J’ai atterri sur les pieds, mais les chevilles n’ont pas aimé ! Ma monitrice m’a rassurée en me disant que vu la violence du coup de cul c’était normal que je sois éjectée. Ca m’a rassurée, moi qui n’ai pas toujours confiance en moi. J’ai dû remonter car on était un peu loin du centre équestre. J’ai dû arrêter le cheval 3 mois et quelque à cause des béquilles. Mais j’ai repris et suis remontée sans souci sur cette jument que j’aimais. Depuis, j’ai connu d’autres chevaux, des DP et il y a eu bien des moments où avant d’être devant le cheval c’était le stress, mais une fois devant, ça va. Notamment parce que j’ai pris l’habitude de chantonner à côté ou sur le cheval ! Et tant pis si les autres se moquent !!!

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  15. dieuautrement

    Bonjour à tous et toute,
    D’abord un GROS MERCI à Aurélie pour ces articles et le Podcast sur les émotions que j’ai commencé à écouter. (et merci aussi aux témoignages!)Je trouve tellement juste tout ce que vous écrivez!

    J’ai été cavalière de 1968 à 1978 et je suis vraiment navrée de voir que ces petites phrases auxquelles j’avais droit quand je tombais sont toujours dites! TOUTES celles que vous avez citées ici et dans le podcast, j’y ai eu droit !

    La chute qui m’a le plus traumatisée, ce n’est pas tant l’humiliation que j’ai ressentie de tomber devant la vingtaine de cavaliers, ni l’absence totale d’attention envers moi du moniteur, c’est la « punition » que le cheval a reçue une fois que le moniteur l’a rattrapé. Il a saisi les rênes sous le menton et a donné de violents a-coups à la bouche du cheval.
    J’étais horrifiée mais je n’ai rien osé dire, ce moniteur ne souriait jamais et me faisait peur. Je me suis sentie coupable d’être tombée à cause de ça, que le cheval ait souffert « à cause de moi ».
    Voilà comment on perpétue la peur.

    J’adorais monter à cheval, mais ce sont les chutes qui me faisaient le plus peur. Pourtant, même si je suis tombée plein de fois, j’ai eu la chance de ne jamais me faire vraiment mal. Mais chaque chute me rendait de plus en plus crispée sur le cheval, en état d’alerte et j’ai fini par arrêter le dressage et ne faire que des randonnées dans le Sud en selle western car là je m’y sentais plus en sécurité. Et je choisissais toujours les plus petits chevaux pour les mêmes raisons.

    Je ne monte plus depuis des années, mais je me suis formée au Shiatsu équin, et actuellement je travaille sur le sujet de mon mémoire qui est l’impact émotionnel de la relation entre le cheval et son cavalier, ou soigneur.
    C’est pourquoi je trouve votre blog passionnant, car en écoutant les maîtres de chevaux à qui je donne un Shiatsu, je constate qu’il y a beaucoup de peurs liées à une méconnaissance de la psychologie et de la biologie du cheval, et aussi beaucoup d’émotions non-dites de la part des cavaliers. Et c’est très étonnant et passionnant de voir l’effet « miroir » qu’il y a dans le couple. Je suis convaincue qu’un cavalier qui se sent bien avec lui-même influe positivement sur son cheval. Je suis contente d’avoir trouvé votre blog pour le proposer à ceux dont je sens que leurs émotions les gênent dans leur relation avec leur cheval.

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Qui suis-je

Bonjour, je suis Aurélie Seguin, Cavalière depuis mes 5 ans et monitrice d’équitation depuis + de 15 ans. Je dédie ce blog à tous les cavaliers désireux d’apprendre à bien s’occuper de leur Dadous.